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Collie online - Le Colley - Insectes
Mise à jour le 26/02/2015 - 23:02

Carte dynamique et actualisée quotidiennement des risques pour tiques et puces (Cliquez sur l'image)

 

 

Les 3 principales familles de tiques

Les Ixodidés ; également dites "tiques dures" ; regroupent la plupart des tiques que l'on va retrouver sur les animaux, domestiques ou sauvages, et éventuellement sur l'Homme. Ils peuvent transmettre à l'occasion d'une piqûre la Borréliose de Lyme (principalement chez l'être humain, mais aussi chez le chien) et la piroplasmose (chien). Près de 700 espèces de tiques dures ont été identifiées. Toutes sont hématophages, mais seulement quelques-unes sont importantes, et dangereuses pour nous en raison des maladies qu'elles sont en mesure de transmettre. 41 espèces ont été recensées en France (Guiguen et Degeilh, 2001), 11 ont une action parasitaire connue pour l'homme, mais seulement 4 sortes de tiques nous intéressent plus particulièrement car elles sont responsables de la grande majorité des infections propagées.

  • Ixodes ricinus (principal genre rencontré en Europe)

  • Rhipicephalus sanguineus (la tique des chenils): très commune dans le Midi méditerranéen

  • Dermacentor reticulatus : France (Prévalence élevée en Normandie, en Poitou Charente, en Limousin et dans le Centre) à l'exception des départements méditerranéens (Roman et Sicart, 1957)

  • Dermacentor marginatus : Sud-Ouest, jusqu'à la Méditerranée et en Corse (Roman et Sicart, 1957)

  • Nouvelles espèces de tiques et de Babésia (Bourdeaux 2007) :
    - Ixodes hexagonus qui est largement présent en France semble être vecteur de Babesia annae (appelée aussi Theileria annae), décrite dans le Nord-Ouest de l’Espagne, et responsable d’une maladie très sévère avec un taux de mortalité très élevé.

Les identifier n'est pas chose aisée et doit se faire à l'aide d'une loupe à fort grossissement qui permettra de mettre en évidence les caractères morphologiques.
Le rostre est un des caractères morphologiques le plus facile à étudier. Chaque espèce de tique ayant un rostre avec ses particularités en taille et forme.
Ixodes ricinus est longirostre : rostre terminal plus long que large.
Dermacentor est brévirostre : rostre terminal plus large que long. La base du rostre (capitulum) est rectangulaire.


(photos: Parasitologie ENV Lyon)

 

Nota : Cette particularité, brévirostre ou longirostre, influe sur la solidité de l'accrochage de la tique sur son hôte. Une tique longirostre (Ixodes ricinus) sera plus difficile à enlever qu'une tique brévirostre.

 

Les 3 sortes de tiques rencontrées en France :

Ixodes ricinus

  • Mâle : 2,4 à 2,8 mm de longueur
  • Femelle : 3 à 3,6 mm de longueur à jeun, jusqu’à 1,1 cm lorsqu'elle est gorgée de sang
  • Longirostre : rostre terminal plus long que large
  • Dépourvue d’yeux
  • C'est une tique télotrope : les immatures (larve et nymphe), vont se nourrir sur une grande variété d'espèces, petits mammifères et oiseaux, alors que les adultes sont très sélectifs et vont rechercher les grands mammifères.
    Ixodes ricinus accepterait plus de 300 espèces d'hôtes.
  • Elle est exophile : vivant dans le milieu extérieur (tiques sauvages)
  • Très hygrophile, elle aime les sous-bois, lisières de forêt ou prairies humides.
    Ixodes ricinus est un vecteur de la Borréliose de Lyme ainsi que de l'encéphalite à tique (TBE).

Ixodes ricinus

 

Cette espèce vit à proximité du sol (litière et herbacées, parfois sur les basses branches d'arbres ou buissons) dans les prairies et dans les forêts, bois, haies, broussailles et zones boisées là où elle a pu être transportée par des animaux tels que cervidés ou sangliers.
La présence de cette tique est surtout observée dans les forêts de feuillus à riche sous-bois, aux lisières de forêts et dans les chemins forestiers. On peut aussi parfois la trouver dans les jardins privés à l’intérieur des villes.
Pour survivre et se reproduire, les tiques ont besoin de conditions climatiques non desséchantes et d’animaux hôtes sur lesquels se nourrir. Les tiques ne se mettent pas à l’affût au-delà de 23°C. L'hygrométrie doit être supérieure à 75%. Ces conditions apparaissent réunies dans le cas de pâtures où la végétation arborescente des abords peut à la fois aider à maintenir une atmosphère humide et à attirer des animaux hôtes. Les bois seraient susceptibles de jouer le rôle de sources de tiques (la forêt serait le réservoir primaire de tiques) pour les pâtures via la circulation des animaux sauvages.

 


Ixodes ricinus, comme toutes les tiques se développe en passant par plusieurs stades. Elle doit se nourrir de sang. Les individus de chaque stade partent donc en quête d'une proie à parasiter. La quête se fait durant la belle saison, de mai à septembre essentiellement avec des variations selon la latitude et l'altitude. Aux latitudes froides, la Finlande par exemple, l'activité d'Ixodes ricinus est limitée à la période estivale en juin et juillet. A l'opposé, la tique a aussi pris pieds en Afrique du Nord. Son activité y est essentiellement hivernale.
Le suivi de cette espèce en Suisse (depuis 1996) a montré qu'elle est très sensible au climat et en particulier à la douceur des températures hivernales et aux températures nocturnes de la belle saison. Ainsi les tiques de l'ouest de la Suisse escaladent les herbacées et entament leur quête de proie dès février si la température moyenne de janvier dépassait 4 °C, mais elles n'apparaissent qu'en mars si cette même température n'a pas dépassé 2 °C.
Au-delà d'une certaine altitude, 1200 à 1450 m, elles ne survivent pas. Tout comme dans les intérieurs des maisons où l'hygrométrie est faible : en dessous de 70%, la tique meurt très vite de desséchement.

 

Répartition géographique

Elle est largement distribuée en Europe. En Suisse - elle a été décrite jusqu'à une altitude de 1 450 m alors que, toujours dans le même pays, en 1972, Aeschlimann l'avait observée jusqu'à une altitude de 1200 m. Elle est peu présente dans les zones sèches du pourtour méditerranéen et du Sud-est de la France. Dans la situation de l'Afrique du Nord, Ixodes ricinus a une activité exclusivement hivernale.
La limite d’altitude au-delà de laquelle la tique n’est plus présente dépend de la localisation : Ixodes ricinus ne se rencontre pas en Ecosse au-delà de 600 m (Elston et al., 2001), elle n’est plus retrouvée en France au-delà de 1300-1500 m (ou peut-être 1700 m dans les Pyrénées, Pérez-Eid, 2007), et en Italie, au-delà de 1300 m (Rizzoli et al., 2002).


En dehors des périodes d’activité, la tique reste à l’abri (sous un tas de feuilles mortes, par exemple).
Les densités de tiques peuvent être très variables. Les travaux réalisés par Chloé Boyard (Docteur en épidémiologie) sur les variations des populations d'Ixodes ricinus en Auvergne [1] montrent que la concentration de la tique peut être multipliée par 20 si les conditions climatiques sont favorables pendant une dizaine de jours.
Il n'est pas rare de trouver plus de 400 tiques à l'are (nombre de nymphes par 100 m²):
Bretagne : 429 [4]
Forêt de Rennes : 238 [4]
Région Centre : 243 [4]
Meuse : 217 [4]
Alsace : 487 (mai 2005) [4]
Forêts du plateau suisse : plus de 300 tiques par are lors du pic printanier [2]

Ces chiffres doivent être appréciés en fonction des conditions environnementales qui régnaient au moment de la collecte.
Par exemple, l'étude réalisée par Danièle Postic et Guy Baranton (Institut Pasteur, Paris) [3] en Alsace révèle des densités de tiques nettement plus élevées au printemps 2004 par rapport à l'année précédente.

 

 

Les conditions climatiques peuvent l'expliquer:

  • En 2003 (données météo-France) [5]:
    De février à septembre 2003 (soit 8 mois), la sécheresse affecte l'ensemble de la France. La pluviométrie de février à septembre est partout déficitaire de 20 à 50% par rapport à la normale.
    L'été 2003 est exceptionnellement chaud et marqué par la canicule qui a sévi durant la première quinzaine d'août. Cependant c'est le mois de juin, avec un écart de +4,7 °C par rapport à la normale 1971-2000, devant août (+4,4°C) et juillet (+1,8°C), qui enregistre l'excédent le plus important.
    Par contre, le froid est de mise en octobre, notamment dans le nord et le nord-est.


  • En 2004 (données météo-France) [6]:
    Les cumuls de précipitations relevés en 2004 sont assez proches des normales (calculées sur la période 1971-2000) sur la majorité du pays.
    Si la moitié sud de la France connaît en avril des températures moyennes mensuelles assez proches des normales, elles sont par contre supérieures à celles-ci de 1 °C à 2 °C sur le tiers nord-est du pays.

Des conditions climatiques peu favorables aux tiques en 2003 qui ont, peut-être, différé leur cycle de développement dans l'attente de conditions meilleures. Lorsque les conditions environnementales sont défavorables, le cycle de la tique s'arrête et elle entre en diapause (Belozerov et al., 2002). Le développement reprendra au printemps suivant.
Des conditions favorables aux tiques en ce printemps 2004 qui peuvent expliquer la forte augmentation de leur nombre par rapport à 2003.

Toutes les tiques ne sont pas porteuses de maladies.

Une étude a été menée en Alsace en 1990 pour rechercher la présence de Borrelia burgdorferi (Borréliose de Lyme) sur plus de 2 000 tiques récoltées dans différents massifs forestiers de la région. Cette étude montrait un niveau d’infestation de 11 % chez les nymphes, de 7 % chez les adultes mâles (non infectants pour l’homme) et de 18 % chez les adultes femelles.
Les fréquences observées parmi les nymphes (11 %) en Alsace étaient sensiblement plus élevées que dans l’Ouest de la France (7 %) mais voisines de celles observées dans des régions proches de pays frontaliers comme l’Allemagne et la Suisse. [7]


Ixodes ricinus - de bas en haut: Nymphe, larves, adulte)
source: Office fédéral suisse de la santé publique OFSP

 



Outre le principal genre rencontré en Europe, Ixodes ricinus, 2 autres genres de tiques concernent nos chiens :

Rhipicephalus sanguineus : [8]

  • Mâle : 2 à 3 mm de longueur
  • Femelle : 3 à 4 mm de longueur à jeun, jusqu’à 1 cm lorsqu'elle est gorgée de sang
  • Brévirostre : rostre terminal court
  • Possède des yeux
  • C'est une tique monotrope : A leur trois stades de développement (larve, nymphe et adulte), ces tiques parasitent toujours la même espèce d’hôte : le chien.
  • Elle est endophile : vivant dans les habitations (par opposition à exophile pour les tiques vivant exclusivement dans la nature).
  • Rhipicephalus sanguineus est surnommée "la tique des chenils" parce qu'elle est trouvée à proximité, ou à l'intérieur de chenils et lieux d'habitation.
  • Tique xérophile : Qui vit dans des milieux très pauvres en eau.
  • Originaire des régions subdésertiques, une souche s’est adaptée au chien. En France, sa distribution est seulement méditerranéenne et sud-ouest de la France. Cette espèce a une activité maximale à une température de 24°C, elle est donc adaptée aux températures chaudes ce qui explique sa répartition géographique. Cette tique a donc une activité ininterrompue durant l’année avec un cycle qui touche uniquement le chien.
  • Vecteur considérable d’agents pathogènes :
    L'Ehrlichiose canine
    (Ehrlichia canis),
    L'Hépatozoonose (Hepatozoon canis),
    La Piroplasmose (Babesia canis vogeli),
    L'Hémobartonellose canine (Haemobartonella canis),
    La filariose péritonéale (Dipetalonema grassii),
    La fièvre boutonneuse méditerranéenne (Rickettsia conori),
    Et la fièvre du Queensland (Coxiella burnetii).
    Concernant la piroplasmose transmise par Rhipicephalus sanguineus :
    Cette tique véhicule Babesia canis vogeli, responsable d’une babésiose faiblement pathogène chez le chien (Bourdeau 2007)


Rhipicephalus sanguineus

 



Les formes immatures ressemblent à des plombs de chasse (2 à 3 mm). Dans le sud de la France, on peut en rencontrer des milliers le long des murs ou sur les animaux. Les adultes préfèrent les mammifères herbivores et carnivores. Véritable tique domestique, Rhipicephalus sanguineus trouve refuge à l’extérieur des habitations sur les façades, dans les alvéoles des murs crépis, dans les embrasures des portes et volets, dans les murets de pierre. Elle est également observée à l’intérieur des habitations dans les tapis et moquettes, les fissures du plancher et le panier du chien. Les chenils apparaissent comme un lieu privilégié pour le développement de Rhipicephalus sanguineus et sont entre autre perpétuellement réensemencés par des chiens parasités, d'où son surnom de "tique des chenils". [10]

 

Dermacentor (D reticulatus et D marginatus) :

  • Mâle : 2 à 3 mm de longueur,
  • Femelle : 3 à 4 mm de longueur à jeun, jusqu’à 1 cm lorsqu'elle est gorgée de sang,
  • Tiques exophiles (tiques vivant exclusivement dans la nature),
  • Présence d’yeux,
  • C'est une tique ditrope : 3 hôtes de 2 espèces différentes,
  • Tique sauvage, secondairement habituée au milieu urbain,
  • Présente partout, sauf dans les zones de montagne et les régions méditerranéennes à climat chaud (tique hygrophile : organisme qui aime l'humidité),
  • Elle et est brévirostre : rostre terminal plus large que long,
  • Transmet la piroplasmose (Babesia canis canis qui est moyennement pathogène).

Dermacentor reticulatus

 

Dermacentor reticulatus connaît une aire de distribution plus septentrionale que D marginatus, couvrant la partie médiane du continent européen, depuis le sud-ouest de la Grande-Bretagne jusqu'en Asie centrale, incluant la France, l'Allemagne, la Suisse, l'Autriche, la Pologne, la Tchéquie, la Hongrie et la Russie.
Dans les pays méditerranéens, elle se cantonne à des zones plus fraîches (côte atlantique de l'Espagne).
En France, sa distribution ne descend pas en dessous de Montélimar (Elfassy, 1993) et ne franchit pas l'altitude de 800m dans les Alpes.
Dermacentor reticulatus est active jusqu'à 0°C et a une activité maximale à une température de 18°C, elle est donc adaptée aux températures tempérées, ce qui explique sa répartition géographique et sa période d’activité (actif pendant une grande partie de l’année avec un arrêt pendant les mois les plus chauds).
Dermacentor marginatus est surtout retrouvée sur le pourtour méditerranéen.

 

A noter :
Une tique peut survivre plusieurs jours en immersion totale grâce à un tamis de poils hydrophobiques qui emprisonnent une mince couche d'air autour de leur système respiratoire (Travaux menés par Schmidt-Nielsen 1997). Dermacentor variabilis peut ainsi survivre 3 semaines en immersion.

Considérations morphologiques

Plus le rostre est long, mieux la tique est fixée. Ainsi des tiques brévirostres telles que Rhipicephalus ou Dermacentor s'ôtent facilement de la peau, n'y laissant que leur manchon hyalin, alors que des tiques longirostres telles qu'Ixodes et Amblyomma sont si bien fixées qu'une traction directe leur arrache souvent le rostre, lequel peut causer un abcès ou une infection. Il faut les faire tourner avant de les extraire pour disloquer le cément (ce qui ne suffit pas toujours) ou, mieux, utiliser un instrument spécialisé.

La tique est faite d’un corps ovoïde à l’intérieur duquel on trouve les organes reproducteurs et de survie tel que les glandes salivaires, les intestins, le coeur. Un rostre (équivalent de la tête) permet à la tique de percer la peau de son hôte et de s’y fixer jusqu’à la fin de son repas de sang. Cette dernière partie est formée de deux pièces (Gern, 2004), les chélicères qui vont pouvoir grâce aux petits couteaux fixés à leurs extrémités cisailler la peau et ainsi ouvrir le chemin à l’hypostome.
L ’hypostome permet à la tique de percer la peau en profondeur afin qu’elle puisse rester dans la peau grâce aux petites dents qui le recouvrent. Ce sont ces petites dents qui rendent difficile l’extraction de la tique de la peau. Les chélicères et l’hypostome forment un canal au travers duquel le sang pourra être ingéré. C’est par là aussi que la salive de la tique sera injectée. Elle contient diverses substances empêchant la coagulation du sang et rendant la piqûre de la tique indolore.


 

La tique se fixe alors à l’aide de ses chélicères, avant de sécréter une salive qui pré-digère les tissus de l’hôte. Ensuite, son hypostome pénètre dans les tissus, le rostre est alors fixé. Cette fixation est renforcée par un cément, produit par une salive spéciale secrétée par la tique. On parle de morsure de tique. Le repas sanguin s’ensuit. Il est facilité par l’injection d’une salive aux propriétés anticoagulantes. On observe deux phases :
Tout d'abord un gorgement lent pendant 4 ou 5 jours, puis un gorgement rapide en fin de repas. Après avoir absorbé du sang, la tique concentre celui-ci et rejette dans l’hôte de la salive et des déchets métaboliques. C’est à cette occasion que la tique peut aussi injecter des agents pathogènes (protozoaires, bactéries, virus). La phase de gorgement rapide, qui ne dure souvent que 24 heures, correspond à une période pendant laquelle les régurgitations par sécrétion salivaire sont les plus importantes. Le Pr Bourdeau (1993) a montré que c'est à la fin de la phase de gorgement rapide que la majeure partie des agents pathogènes est le plus souvent inoculée. [11] C'est notamment le cas pour Babesia canis, responsable de la piroplasmose.

Lors du repas sanguin, larves et nymphes ne prélèvent que peu de sang, tandis que la tique femelle peut doubler de longueur et décupler son poids. La buvée sanguine peut durer de trois à quinze jours. La tique, à chacun de ses stades de développement, n’effectue qu’un seul et unique repas sanguin. Si les mâles du genre Ixodes ne se nourrissent pas, des mâles d’autres genres prennent des repas sanguins plus courts, et peuvent se nourrir plusieurs fois. Après le repas sanguin, la tique excrète une autre salive particulière, qui va affaiblir le cément et permettre à l’acarien de quitter son hôte.
La fécondation s’effectue le plus souvent sur l’hôte, et rarement au sol. Si c’est une tique mâle, il ne va pas effectuer de repas sanguin. Si c’est une femelle, elle se fixe sur l’hôte pour le dernier repas sanguin. Une fois gorgée, elle se laisse tomber au sol, puis recherche un lieu sombre et abrité pour pondre. La ponte intervient après une semaine de repos, et dure plusieurs semaines, jusqu’à ce que mort s’ensuive pour la femelle. Les oeufs, au nombre de 500 à 7000, sont protégés par une cire imperméable, et restent agglutinés.

 

Les pièces buccales [12] sont constituées du rostre ou hypostome (dentée), des 2 chélicères et des 2 pédipalpes. Les pédipalpes ont une fonction tactile, ils permettent à la tique de choisir le lieu de la piqûre. Les chélicères, terminées par des crochets, pénètrent dans le derme tels des harpons, puis par rétraction musculaire, aident la tique à enfoncer son hypostome profondément dans la peau. Les nombreuses épines rétrogrades de l'hypostome aident à son maintien. La longueur du rostre permet de diviser les tiques en brévirostres et longirostres. La tique enfonce toujours son rostre obliquement car elle est incapable de le couder.

 

 


 

Références:

[1] Facteurs environnementaux de variation de l’abondance des tiques Ixodes ricinus dans des zones d’étude modèles en Auvergne - Chloé Boyard 18/12/2007 - Cliquer ici
[2] Etude de la prévalence de Borrelia bugdorferi dans le canton de Neuchâtel (Bulletin de la Société des Enseignants Neuchâtelois de Sciences, n° 36, Septembre 2008, Ethologie)
[3] Prévalence de l’infection des tiques Ixodes ricinus par Borrelia burgdorferi sl en Alsace, corrélation avec l’incidence de la maladie - Bulletin épidémiologique hebdomadaire n° 27-28/2006 (4 juillet 2006). Danièle Postic, Guy Baranton Centre national de référence des Borrelia. Institut Pasteur, Paris - Cliquer ici
[4] Données fondamentales à la base de mesures préventives - Dr B Degeilh, Laboratoire de Parasitologie et zoologie, Faculté de Médecine, Rennes - Cliquer ici
[5] Bilan climatique de l'année 2003 - Météo France - Cliquer ici
[6] Bilan climatique de l'année 2004 - Météo France - Cliquer ici
[7] La maladie de Lyme - Données du réseau de surveillance de la maladie en Alsace (Mars 2001 - Février 2003) - Cliquer ici
[8] Rhipicephalus sanguineus - Cliquer ici
[9] Eléments d'épidémiologie de la Babésiose bovine à Babesia divergens dans une clientèle des monts du Lyonnais - Thèse Adeline Rebaud - Cliquer ici
[10] L'Hepatozoonose canine: synthèse des données bibliographique - Thèse de Vanessa Portron - 2002 - Cliquer ici
[11] Les tiques dures autres qu'Ixodes ricinus dans le marais Breton-Vendéen - Valentin Deprez - ENV Nantes 2009
[12] Ixodes ricinus - Morphologie, biologie, élevage, données bibliographiques - Maud Guetard - 2001 ENV Toulouse. - Cliquer ici
Répartition annuelle tiques en Lithuanie - Cliquer ici
Site de l’Institut de veille sanitaire ; surveillance de la maladie de Lyme - Maladie de Lyme ou borréliose de Lyme - réseau national de surveillance - Cliquer ici
Université de Neuchâtel > CNRT Centre national de référence pour les maladies transmises par les tiques - La borréliose - Cliquer ici
Université de Neuchâtel > CNRT Centre national de référence pour les maladies transmises par les tiques - Encéphalite à tiques - Cliquer ici
La maladie de Lyme et les tiques - Cliquer ici
Perret, J.-L.(modifié le 01.05.2001). - Cliquer ici
Les tiques, description - Cliquer ici
Laboratoire de parasitologie ENV Lyon, Infestation par les tiques - Cliquer ici
[13] Correlation of Borrelia burgdorferi Sensu Lato Prevalence in Questing Ixodes ricinus Ticks with Specific Abiotic Traits in the Western Palearctic
(Department of Animal Pathology, Faculty of Veterinary Medicine, University of Zaragoza, Spain.
Published 15 April 2011.)
[14] BOURDEAU P., ESTRADA-PEÑA A. (1998) – Une approche interactive dans l’univers des tiques, Virbac Santé animale.

 

Nota:

  • Ceci est un exposé documentaire de vulgarisation qui ne saurait remplacer une consultation vétérinaire.
    Il ne peut avoir pour but de se substituer au praticien, qui demeure le seul apte à formuler un diagnostic.
    Collie online décline toutes responsabilités découlant de l'utilisation, l'appréciation ou l'exploitation des informations diffusées dans ces pages. Les informations présentées ne sont pas nécessairement exhaustives et restent du domaine général sans relation avec quelque cas particulier propre à personne physique ou morale.

 

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