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Collie online - Le Colley - MDR1 Mise à jour le 30-11-2008
 
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 Races concernées


 

 

Pour aller plus loin: les races concernées.

 


L'arbre généalogique du colley

Le colley appartient aux races bergères britanniques contemporaines. Issu d'un groupe rassemblant les chiens aux capacités bergères affirmées, l'identification des races s'est faite au cours de la seconde moitié du 19ème siècle.
Cette séparation des races est intimement liée à l'évolution de la société et de l'utilisation que l'Homme a voulu faire de ces animaux.
C'est ainsi que notre grand livre de l'Histoire du Colley peut se décomposer en 3 chapitres.

Autrefois les chiens étaient élevés en fonction des besoins de leurs propriétaires qui recherchaient la vigueur, l'endurance et l'intelligence. Autant de qualités devant leur permettre de faire face au travail en milieu inhospitalier. Ils avaient également besoin d'une fourrure conséquente pour les protéger des intempéries.

Les racines
Le tronc
Australie, Amérique, Angleterre
Shetland
Border Collie
English Shepherd Dog
Welsh Sheepdog
Smithfield Collie
Bearded Collie
Old English Sheepdog
Australian Shepherds
McNabs
Australian Koolies
Kelpie
Australian Cattle Dog

Essayons de reconstituer cet arbre généalogique.
Mais avant, une précision:
Tous les chiens de bergers ayant une petite ressemblance, couleur noire avec des marques blanches aux pattes ou au bout du fouet par exemple, étaient appelés d'une manière générale des collies.
La race Collie, à poil long (le rough collie en anglais), ou à poil court (le smooth collie) n'est identifiée qu'à partir de 1873. Il en est de même pour les autres races. 1873 marque la naissance du Kennel Club et du Stud book. C'est là que le tronc de notre arbre généalogique se divise en autant de branches qu'il y a de races.

 

Les Racines:

L'influence de la zone aquitano-ibérique

La zone aquitano-ibérique a été une zone de refuge durant le pic de glaciation (situé entre -22000 et -16500), et ses populations ont certainement contribué au repeuplement des territoires du continent à la fin de celle-ci. Ces éléments font l'objet d'un consensus significatif chez les spécialistes de génétique des populations. Voir à ce sujet le projet IKER (Etude des populations et singularité linguistique du Pays Basque - B. Oyharçabal, CNRS, IKER) en cliquant ici

L'Angleterre sera habitée tardivement, vers 4000 av JC, selon 2 axes: Depuis la Normandie pour le Sud-Est de l'Angleterre et depuis la Bretagne pour toute la partie Sud-Ouest et l'Irlande.
Vers 2500 av JC, de nouvelles influences venues de Bretagne sont identifiées en Angleterre. Ces courants appartiennent à la civilisation des Mégalithes, elle-même peut-être issue (voir ci-dessus) du mélange des courants indo-européen et aquitano-ibérique.

Le mégalithisme s'est propagé à partir de deux centres que sont l'Armorique (la Bretagne) et la péninsule ibérique (les premiers dolmens portugais étant eux-mêmes postérieurs de deux siècles aux mégalithes originaires bretons). Entre 5 000 et 2 000 ans avant notre ère environ, toute l’Europe côtière est touchée par le phénomène mégalithique. Les centres les plus anciens se trouvent en France de l’Ouest et au Portugal. La majorité des mégalithes a été érigée entre 3 500 et 1 800 av. J.-C., c'est à dire au Néolithique, avant l'Âge du Bronze. Ces peuples se sont répandus de l’Espagne jusqu’en Angleterre où, arrivés au sommet de leur art, ils ont bâti le monument (cromlechs) de Stonehenge (2 000 av. J.-C.). Des cromlechs remarquables sont connus dans les îles britanniques et notamment en Écosse, dans les îles Orcades et en Cornouailles ainsi qu'au Portugal.
En Irlande, les nouveaux venus habitent dans des maisons rondes et non plus dans des maisons rectangulaires comme précédemment.

La génétique, une fois de plus, confirme les hypothèses.

L'ADN des Européens a été analysé par des généticiens du Trinity College de Dublin et les liens de parenté entre différents groupes ont pu être estimés. C'est en étudiant la répartition géographique de deux mutations observées au niveau de l'ADN mitochondrial, que les généticiens ont découvert (études réalisées en 2001) que 75% des Européens seraient les descendants d'une population qui s'était réfugiée au Pays basque durant le dernier maximum glaciaire.

 


La génétique prouve les origines basques des populations irlandaises, galloises et écossaises.


Première constatation, les peuples 'celtes' – Écossais et Irlandais - ont plus d'affinités génétiques avec les Espagnol et les Portugais qu'avec tout autre groupe Européen. On arrive même à suggérer une date de séparation des deux groupes qui remonterait aux environ de 6000 ans. Les peuples de la péninsule ibérique auraient donc été en contact étroit avec les îles britanniques pendant de nombreux siècles, peut-être pendant 3000 ans (Nota: ce qui correspond à la période mégalithique).
Par la suite, les "vrais" Celtes d'Europe centrale ont probablement effectivement atteint les îles, mais à leur arrivée, un peuple venu d'Espagne était déjà là depuis longtemps. Les Celtes y ont laissé leur culture puisqu'elle y est omniprésente, mais pas leurs gènes.
De nombreux travaux ont été réalisés sur le sujet par une vingtaine de laboratoires, dont les professeurs Antonio Torroni, Bryan Sykes et Ornella Semino. Les résultats ont fait l'objet d'une publication dans l'American Journal of Human Genetics, démontrent ainsi une forte parenté des insulaires avec les Basques, qui eux, n'ont aucun lien de parenté avec les celtes.

De son côté, le professeur David Goldstein (University College London) arrive aux mêmes conclusions après avoir réalisé des études génétiques initiées par un projet de recherches sur l'apport génétique des Vikings dans les populations des îles Orkney (nord de l'Ecosse). Les grandes variations trouvées sur le chromosome Y ont amené le chercheur à étendre le champ de ses investigations à d'autres populations, dont les Basques.

L'équipe du professeur Goldstein a regardé les profils génétiques de 88 individus de l'île d'Anglesey (Pays de Gales du nord),

de 146 Irlandais et 50 Basques. "Nous concluons à l'évidence directe d'un rapport étroit dans l'héritage paternel du basque chez les populations Celtiques de la Grande-Bretagne". Les travaux ont été menés à bien en liaison avec une émission télévisée de BBC sur Vikings.

 

 

Peut-on alors imaginer avoir trouvé la graine qui donnera naissance à l'arbre généalogique du Colley ???

Les premiers habitants de l'Irlande, puis de l'Ecosse, apportent leurs us et coutumes. Ils construisent des maisons différentes des peuples Celtes. Ils construisent des cercles de pierres: les cromlechs. Ils sont marins, pêcheurs, mais surtout éleveurs et bergers. Ils sont les héritiers des habitants de la frange atlantique de la péninsule ibérique. Ces civilisations disposaient d'une composante pastorale très développée. Un chien de berger les accompagnait déjà: le Berger Basque ou Euskal Artzain Txakurra.

Cette race aujourd'hui presque disparue doit donc retenir notre attention. Si nous admettons que les Romains sont les acteurs principaux du développement du genre canin, il faut aussi admettre que le Berger Basque a joué un rôle essentiel dans la constitution du type Collie. Ce chien est la graine du futur arbre généalogique du Colley.

Ci-edssus, un Euskal Artzain Txakurra

Ci-dessous, un dessin d'Euskal Artzain Txakurra ???
Non, Voici un dessin de la championne
Peggie II née en 1881.
Elle est la mère de Christopher,
un maillon essentiel de l'histoire du Colley

 

En 43 après JC, les Romains envahirent à leur tour l'Angleterre, suivis par les Angles et les Saxons en 410 après JC, et finalement les Vikings au cours du 8ème et 9ème siècle. Chacun apportant ses coutumes, son bétail et ses chiens.
Comme l'industrie lainière était vitale pour l'économie des Iles britanniques, les Romains dressèrent et sélectionnèrent leurs chiens à cette tâche essentielle qu'est la garde des troupeaux.
Occasionnellement il était nécessaire de reconstituer les troupeaux par des importations depuis les autres contrées de l'Empire Romain: le pourtour de la Méditerranée et de la Mer Noire. Les troupeaux étaient accompagnés de bergers et de chiens au poil court, dense et rêche nécessaire pour les protéger des intempéries. Les chiens de bergers au poil court (les ancêtres des smooth collies.?) avaient un caractère affirmé et étaient sélectionnés pour la garde du bétail, des chevaux et des grands troupeaux de moutons.
C'est ainsi qu'une grande variété de chiens de travail se développa. Ils avaient le poil aussi bien long que court.

 

L'Aidi: Un chien de berger d'Afrique du Nord. Plus qu'une ressemblance avec les bergers britanniques de type colley....Une parenté.!
L'Aidi est une race primitive que l'on trouve dans les montagnes de l'Atlas marocain. Le museau est de forme conique. L'Aidi est vêtu d'une robe de poils d'environ 6 cm de long qui est plus court et plus fin seulement au niveau de la tête et des oreilles. Une crinière se forme au cou et sous la gorge, surtout chez les mâles. Les culottes et le fouet sont recouverts d'un poil très dense et long. Cette toison constitue aussi une formidable protection dans les combats qu'il est amené à soutenir contre ses ennemis, en particulier le chacal ainsi que d'autres prédateurs.
Il est utilisé comme chien de garde et de protection dans de nombreux troupeaux de moutons et de chèvres.

 

L'histoire du Colley, un dossier très détaillé sur le sujet est disponible ici

 

L'arbre généalogique du colley: Les racines

 


 

   
   
 
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