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Les races concernées.
MDR1, les races concernées, ou la chronologie d'une découverte.
Bien plus qu'une simple ressemblance.
De graves problèmes sont alors rencontrés lors de l'utilisation de ces produits sur des chiens de race colley et apparentés (une dizaine de races).
Des signes d'intoxication modérée sont observables dès l'administration d'une dose très faible. Au delà, des signes d'intoxication sévère pouvant aller jusqu'à la mort de l'animal sont notés.
Différentes hypothèses ont été formulées pour tenter d'expliquer ce phénomène jusqu'à la découverte du responsable: une mutation génétique qui rend perméable aux toxines la membrane des tissus du cerveau.
- 1981: Mise sur le marché de l'ivermectine.
- 1983: La toxicité à l'ivermectine est décrite pour la première fois.
- 1985: Mise en évidence de concentration d'ivermectine dans le cerveau des Colleys intoxiqués.
- 2001: Identification du gêne MDR1 par un groupe de chercheurs de l'Université vétérinaire de Washington aux Etats-Unis sous la direction du Dr Katrina Mealey. Peu après la mutation est identifiée chez un Australian Shepherd laissant penser
que d'autres races proches sont aussi exposées à cette sensibilité. Un test de dépistage est développé par cette même université.
- La mutation sera découverte dans 9 races, incluant le Colley et l'Australian Shepherd. 2 races issues des lévriers sont également touchées.
- 2003: des prélèvements de cellules gingivales sont réalisés sur 75 colleys durant l'Exposition Nationale d'Elevage qui se déroulait à La Bouilladisse dans le Midi de la France. Seulement 25 échantillons purent faire l'objet du dépistage.
Les autres s'étant dégradés entre le moment du prélèvement et l'arrivée aux Etats-Unis.
Les résultats confirment la fréquence de la mutation et se rapprochent de l'importante étude réalisée aux Etats-Unis par l'Université de Californie sur un total de 4000 chiens.
Races concernées par MDR1:
L'étude de la séquence d'ADN porteuse de la mutation MDR1 semble prouver que tous les chiens porteurs aujourd'hui l'ont hérité d'un seul et unique animal ayant vécu en Grande Bretagne au 19ème siècle. Les chiens de bergers vivaient, à
l'époque, en groupe et ont fait l'objet de nombreux croisements destinés à sélectionner les races au fil des années dans le but d'améliorer les qualités de travail sur troupeau. L'ancêtre porteur du gène mutant est donc présent
dans les lignées de plusieurs races de chiens de bergers.
La forte présence du défaut chez le Whippet à poil long (Longhaired Whippet) est sans doute due à la dérive du gène associée au travail de sélection des éleveurs. Dans ce cas précis, le Shetland est fortement suspecté
d'être la source d'introduction du gène mutant.
Le Silken Windhound est un animal de création récente (1980) par croisement entre des Barzoïs, des Whippets et Whippets à poil long.

Un Silken Windhound
La reine Victoria pratiqua de nombreux croisements dans ses chenils, et notamment des mariages entre des Collies et des lévriers. Le Barzoï, mais sans doute aussi avec d'autres races de lévriers. Et, fait moins connu, des croisements ont également été
réalisés entre des lévriers et des chiens de bergers afin d'obtenir des animaux habiles pour le braconnage. Appelés Lurcher, ils ont été croisés dès le 17ème siècle. Les combinaisons les plus courantes étant les
mariages entre des Greyhounds avec des Collies ou des Terriers. Autant de liens entre les races qui peuvent expliquer la dissémination du gène mutant.
Wäller:
Cette race est un croisement entre Briard et Australian Shepherd. Elle a été fondée en 1994 par Karin Wimmer-Kiekbusch dans lintention davoir une race facile à élever ou éduquer, sensible, robuste et idéale pour vivre en famille
ou pratiquer les sports canins.
L'arbre généalogique du colley
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2 courants se dessinent vers le milieu du 19ème siècle.
Les chiens sélectionnés pour leurs aptitudes bergères vont donner naissance à de nombreuses races modernes par croisement fréquent avec des races indigènes tel le dingo australien par exemple.
Un autre courant va prendre naissance avec l'intérêt avoué de la Reine Victoria pour l'esthétique du collie.
En jaune sont représentées les races concernées par la mutation génétique MDR1, avec, exprimé en pourcentage, les populations atteintes dans chaque race.
(selon les études réalisées aux Etats-Unis sur plus de 4000 animaux.)
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| Ivermectine et glycoprotéine-P
La glycoprotéine-P fait partie des transporteurs membranaires.
Elle joue, entre autres, un rôle important de protection vis-à-vis des toxiques au niveau des barrières biologiques, dont la barrière hémato-méningée.
Elle est impliquée dans un processus pathologique redouté en cancérologie qui est la résistance aux agents cytostatiques, ou phénotype mdr (multidrug resistance). Ce phénotype implique une surexpression de la glycoprotéine-P, et donc
une expulsion des agents cytostatiques hors des cellules cancéreuses.
Il existe plusieurs gènes isotopes de la glycoprotéine-P: 3 chez les rougeurs, 2 chez l'homme.
Les 3 gènes sont: mdr1a, mdr1b et mdr2.
L'expression des différents gènes est variable selon les tissus. Le gène mdr1a est le seul à détenir un niveau d'expression tissulaire maximal dans le cerveau.
Des souris de souche CF-1 possédant une déficience homozygote du gène mdr1a (souris 'knock-out' de mdr1a) montrent une sensibilité particulière à certains médicaments, l'ivermectine en particulier. L'absence de glycoprotéine-P
mdr1a, impliquée par la mutation, a de profondes répercussions sur la pharmacocinétique et la distribution tissulaire de ces substances, notamment la pénétration cérébrale. La neurotoxicité de l'ivermectine est alors majorée.
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