Ce dossier
appartient
à la rubrique

 

 


Collie online - Le Colley - Insectes
Mise à jour le 01/05/2014 - 13:53

Les maladies transmises par les tiques

 

 

Carte dynamique et actualisée quotidiennement des risques pour tiques et puces (Cliquez sur l'image)

 

 

Rappel important :
La probabilité de transmission d’un agent pathogène par morsure de tique augmente avec le temps de fixation de la tique. Il est donc toujours utile de retirer les tiques en cours de gorgement.
Borrelia burgdorferi, bactérie responsable de la maladie de Lyme, envahit les glandes salivaires lors du début du repas de la tique sur un hôte. Cette invasion se produit en moyenne une vingtaine d’heures après le début du repas avec des variations selon les espèces bactériennes (Piesman et Gern, 2005). On estime ainsi qu’une tique retirée dans la journée n’a pas eu le temps de transmettre Borrelia burgdorferi. Tandis que l’inoculation des Babesia a lieu en fin de repas (Maslin et al., 2004). Il semble que la transmission des virus prenne au moins 36 à 48 heures, quant aux rickettsies, elles se multiplient dans les glandes salivaires et sont, à ce titre, immédiatement transmissibles (Chastel, 2007). [1]

Les différents agents transmis par les tiques :

  • Virus : Encéphalites à tiques,
  • Rickettsies : ehrlichioses, coxiellose (fièvre Q), anaplasmose, fièvre boutonneuse méditerranéenne,
  • Bactéries : borrélioses de Lyme,
  • Protozoaires : Babesia, Theileria,
  • Hepatozoon canis (transmission par ingestion de la tique),
  • Helminthes : filaires.

10 à 30 minutes après fixation, la tique sécrète un cément constitué de glycoprotéines qui polymérisent au contact de l'air, formant une résine qui emprisonne et maintien le rostre dans la plaie. Les pièces buccales servent de conduit commun pour les aspirations de sang et l’écoulement de la salive.
Le repas qui s'ensuit se divise en deux phases :
- Une phase lente qui peut durer 7 jours,
- Une phase rapide, 24 à 48 heures, avec alternance de succion/excrétion. La tique va absorber jusqu'à 4g de sang.
La salive renferme des substances vasoactives (prostaglandines), des substances anticoagulantes (mucoprotéines), des agents cytolytiques (protéases, estérases), et des agents chimiotactiques (histamine, sérotonine).
Ces substances facilitent le repas sanguin, empêchent le sang de coaguler et rendent la piqûre indolore.
Fin du repas : La tique se libère en excrétant du liquide dans la plaie qui provoque le ramollissement du manchon.

 

Les principales maladies transmises aux chiens par les tiques :

La Borréliose ou maladie de Lyme : après une longue incubation de 2 à 5 mois, les symptômes apparaissent : hyperthermie, anorexie, symptômes nerveux, boiterie. Le traitement fait appel aux antibiotiques.

La Babésiose ou piroplasmose : après une courte incubation de 2 à 5 jours, apparaissent : forte fièvre, abattement, faiblesse, couleur brune des urines. Les complications hépatiques et rénales sont fréquentes, même après traitement.

L'Ehrlichiose : possède une durée d'incubation comprise entre 8 à 20 jours. Les symptômes sont une hyperthermie brutale ( 41.5°), une anorexie, une perte de poids et des hémorragies. Le traitement fait appel à des antibiotiques sur une longue période (3 à 8 semaines). Pour les chiens atteints d'hémorragies, la transfusion est parfois nécessaire.

L'Hépatozoonose canine : Hépatozoon canis est un parasite protozoaire qui infecte le chien après ingestion d'une tique contaminée et non pas par morsure cela concerne surtout la tique Rhipicephalus sanguineus.

 

Borréliose de Lyme

L’agent responsable de la maladie de Lyme est une bactérie (spirochète) appelée Borrelia burgdorferi. Elle a été mise en évidence en 1982 après les recherches faites pour comprendre la cause d'une épidémie d’arthrite inflammatoire qui s'était déclarée quelques années plus tôt dans une petite ville des Etats-Unis, Old Lyme.
Cette bactérie est surtout transportée et transmise par une tique dure, Ixodes ricinus.
Les petits mammifères (musaraignes, mulots…) constituent le principal réservoir de cette bactérie : ils sont infectés, transmettent cette bactérie à la tique lorsque celle-ci les pique et la tique transmet à un autre animal ou à un Homme cette bactérie à l’occasion d’un autre repas sanguin.
La répartition des souches pathogènes montre la présence d'une espèce unique aux Etats-Unis, Borrelia burgdorferi sensu stricto, alors que 6 espèces sont recensées en Europe, dont les 3 principales espèces qui provoquent la Borréliose de Lyme : Borrelia burgdorferi s.s (Borréliose de Lyme - Borrelia burgdorferi est principalement responsable d'arthrites), Borrelia garinii (Borréliose de Lyme - préférentiellement retrouvée à l'origine des manifestations neurologiques. Cette espèce est la plus fréquente en Europe) et Borrelia afzelii. Environ 90% des borrélies définis en Europe sont B. afzelii et B. garinii. [8]

 


Les Borrélies colonisent l'intestin de la tique et s'agrippent aux parois grâce à une protéine spécifique. Une autre protéine va être mise en oeuvre dès la fixation de la tique sur un nouvel hôte. Cette nouvelle protéine permet aux borrélies de pénétrer la paroi de l’intestin de la tique et d’immigrer dans la glande salivaire.
Cette migration se fait en 24 à 48 heures. C'est seulement ensuite que les borrélies vont être transmises par la salive dans l'hôte et vont s'y développer. [8]

 

Les symptômes d’une borréliose chez le chien [8]

De manière générale, on trouve au début, de la fièvre qui peut aller jusqu’à 40.5°C, un manque d'appétit, le chien est abattu pendant 1 ou 2 jours. Après cette première phase de l’infection, pendant plusieurs semaines (parfois plusieurs mois) les chiens sont asymptomatiques (absence de symptôme).
Après cette phase asymptomatique, les chiens boitent pendant quelques jours. Cette boiterie disparaît, normalement sans être traitée.
C'est souvent cette atteinte articulaire qui décide le propriétaire à présenter son chien au vétérinaire.
La boiterie peut-être légère ou importante, intermittente ou même changer de côté.
Une arthrite ainsi qu’une affection cardiaque et nerveuse peut être présente. Les reins peuvent aussi être atteints.
La complication d’une glomérulonéphrite est plus fréquemment décrite chez les golden Retrievers, les Labrador Retrievers et les Bouviers bernois que chez les autres races de chiens [8].
Nota :
La glomérulonéphrite est une maladie rénale progressive touchant les glomérules, les unités individuelles de filtration du rein qui produisent l'urine.

 

Soigner

L’évolution sous traitement antibiotique est généralement bonne, les signes disparaissent et les complications se résolvent dans la plupart des cas.
Le médicament de choix est la Doxycycline ou, en cas d’intolérance, l’Amoxicilline est recommandé.
A noter :
Un vaccin contre la borréliose de Lyme canine [25], produit par Mérial existe. Il dispose d'une AMM (cliquez ici)
Aucune donnée n'est disponible sur son efficacité ou ses effets secondaires.

L'augmentation des cas de borréliose de Lyme chez l'être humain alerte les pouvoirs publics.
Aux facteurs climatiques favorables à l'augmentation des populations de tiques et à l'extension de leur aire de vie, s'ajoutent des facteurs liés à nos activités ou nos actions.
Ainsi, l'introduction en Île-de-France du tamia de Sibérie fait craindre une augmentation de la borréliose de Lyme dans cette région [2]. Cet écureuil semble en effet être réservoir de cette maladie, il porte de fortes charges en Ixodes ricinus et, de plus, il montre une tolérance accrue vis-à-vis des espèces de Borrelia, comparativement aux autres réservoirs.
La Borréliose de Lyme reste encore peu connue en France. Le réseau Sentinelles France [3] l'a ajoutée à la liste des maladies surveillées où elle côtoie désormais la surveillance faite sur la grippe ou les crises d'asthme.
Plaquette explicative maladie de Lyme

 

 

 

La Piroplasmose ou Babésiose canine

La Babésiose ou piroplasmose : après une courte incubation de 2 à 5 jours, apparaissent : forte fièvre (souvent 40°C), abattement, faiblesse, couleur brune des urines. Ces seuls signes incitent nombre de vétérinaires exerçant en zone d’endémie piroplasmique, à traiter le chien contre la piroplasmose.
L'agent responsable de la piroplasmose est une bactérie qui colonise et détruit les globules rouges : Babésia canis (ainsi que Theileria) transmise par les tiques au cours de leur repas sanguin.
Nota :
Les parasites sont transmis en fin de repas sanguin de la tique car le sang est nécessaire à leur mobilisation [11], c'est pourquoi il est très important d'enlever une tique le plus tôt possible.
Même après plusieurs jours, l'enlever évitera peut-être la transmission des piroplasmes.

Lorsque vous détectez un changement de comportement de votre chien et que vous constatez chez lui les symptômes ci-dessus, abattement, perte d'appétit, urine foncée, surtout si vous avez remarqué une tique ou si cet état intervient après une sortie en campagne…Il s'agit d'une urgence, il faut immédiatement emmener votre chien chez le vétérinaire.
Il réalisera les examens nécessaires, notamment un frotti sanguin et un examen microscopique, afin de mettre en évidence le parasite et de confirmer le diagnostic. Un traitement efficace et rapide existe, il s'agit d'effectuer une injection, sous la peau ou dans les muscles, d'imidocarbe (carbésia), une molécule active contre les babésioses.
Si le traitement est précoce, les résultats sont spectaculaires, et le chien retrouve un état normal en quelques heures.
Les symptômes présentés ci-dessus, habituellement considérés comme caractéristiques sont présents dans moins de 30 % des cas [2].
Les autres signes cliniques sont des troubles digestifs (vomissements, diarrhée), cutanés, hémorragiques (rétine, peau), locomoteurs (boiteries), ou rénaux.
Mais même s'il manque seulement d'appétit dans les 4 à 8 jours qui suivent une sortie à la campagne et paraît anémié, n'hésitez pas à consulter votre vétérinaire car les symptômes ne sont pas toujours faciles à déceler.
Un chien peut contracter une piroplasmose plusieurs fois durant sa vie. Les séquelles de chaque épisode de piroplasmose viennent alors s’ajouter aux séquelles de la babésiose précédente, et le chien devient rapidement un insuffisant hépato-rénal sévère.

 

La piroplasmose, une maladie qui peut se révéler fatale.

Les traitements allopathiques restent inévitables en raison de la gravité de cette maladie parasitaire.
Le parasite fait éclater les érythrocytes, plus communément appelé globules rouges, ce qui provoque une anémie. Dans les cas aigus, la mort peut survenir en 24 à 48 heures. L'utilisation d'un piroplasmicide, l'imidocarbe (Carbésia), administré très rapidement est d'une grande efficacité.
Babesia canis peut provoquer une dépression du système immunitaire, empêchant l’animal de se défendre efficacement.

Les babésioses sont des maladies largement répandues en France. Babesia canis, qui concerne le chien, est en fait divisée en trois sous-espèces : Babesia canis canis, Babesia canis vogeli et Babesia canis rossi. La dernière n’est décrite qu’en Afrique du Sud, le vecteur étant une tique du genre Haemaphysalis. Babesia canis canis est transmise par Dermacentor reticulatus tandis que Babesia canis vogeli est transmise par Rhipicephalus sanguineus. La babésiose canine se retrouve partout, avec une prévalence forte dans le Nord, l’Ouest, le Centre de la France, tandis qu’elle devient plus sporadique dans l’extrême Sud.
La babésiose semble en augmentation dans l'Est et le Nord de la France et a fait son apparition en Allemagne et aux Pays-Bas. La Belgique est également concernée depuis 1997. Un radoucissement climatique serait favorable à une extension géographique des Dermacentor, vecteurs de B. canis, vers les régions du Nord de l’Europe pouvant installer la maladie à l’avenir en Angleterre ou dans les pays scandinaves.
L’installation en France de B. annae à partir de l’Espagne, son vecteur supposé Ixodes hexagonus étant déjà largement présent en France ; ou encore l’apparition de B. gibsoni à partir de l’Espagne ou de l’Italie n'est pas à exclure.[12]
Le réchauffement climatique l'explique, en partie seulement.
Le rôle de divers facteurs dans la diffusion des agents pathogènes a été mis en évidence :
- Le transport par toutes les voies de communication existantes (aériennes, maritimes, ferroviaires et routières), a littéralement « explosé » au cours des deux dernières décennies. Qu'ils soient effectués pour des raisons commerciales ou de loisirs, ces déplacements fournissent les conditions idéales pour la circulation d'agents pathogènes.
- L'essor des voyages vers des destinations de plus en plus lointaines a favorisé l'échange d'agents pathogènes, surtout lorsque les animaux domestiques voyagent avec leurs propriétaires. Par exemple, de plus en plus d'Européens du Nord se rendent en Espagne, en Italie et en France en été et leurs animaux domestiques peuvent alors rentrer aux Pays-Bas, en Belgique, ou en Allemagne avec la leishmaniose, l'ehrlichiose, ou la babésiose.

La Piroplasmose canine en France, une maladie à géographie variable?

 

Certaines zones sont plus fortement concernées que d'autres, l'Auvergne et le Sud-Ouest (selon une étude nationale réalisée auprès des vétérinaires en 2003 et 2004), seraient des régions endémiques pour la babésiose. Les conditions climatiques ayant une influence majeure sur le développement des tiques nous invitent à adopter une attitude prudente sur la cartographie de la piroplasmose. Certaines zones considérées comme étant fortement infectées deviennent faiblement enzootiques tandis que d’autres considérées comme vierges deviennent infectées (Bourdoiseau et Renard, 2005).
Des microclimats favorables au développement de colonies de tiques peuvent également apparaître, se maintenir quelques années, puis disparaître.
La pertinence d'une cartographie serait renforcée par une actualisation annuelle des relevés.

 

Et le vaccin?

Les piroplasmes se divisent en deux familles : les Babesiidés et les Theileriidés.


Babesia canis


Les Babesiidés n'ont qu'un seul genre : le genre Babesia qui contient de nombreuses espèces: B bovis pour les bovidés, B ovis (petits ruminants) ou B canis pour le chien.
les Theileriidés n'ont également qu'un seul genre : le genre Theileria, dont T annae qui concerne le chien.


theileria annae - grossissement X1000 (d’après Garcia, 2006) [5]



B. canis et B. gibsoni, T. annae, B. conradae sont des parasites spécifiques du chien
B canis est subdivisée en trois sous-espèces indistinctes sur le plan morphologique : B. canis canis, B.canis vogeli et B. canis rossi

Chaque espèce de tique est susceptible de transmettre une ou plusieurs espèces de Babesia ou de Theileria.
Pour le chien :
Ixodes hexagonus semble être le vecteur le plus probable de T. annae dans le nord-ouest de l’Espagne (Camacho et al., 2003),
T. annae serait limitée à certaines régions d’Espagne, du Portugal et d’Amérique du Nord (absente de France)
Haemaphysalis leachi est le vecteur de B. canis rossi (Afrique du Sud) et B. gibsoni (Asie, Amérique du Nord, sud et est de l'Afrique, Australie)
Rhipicephalus sanguineus est le vecteur de B. canis vogeli (zones tropicales et sub-tropicales) et B. gibsoni,
Dermacentor reticulatus est le vecteur de B. canis canis (Europe).
B. conradae a été isolée en Californie.

En France c’est Dermacentor reticulatus qui est la tique le plus souvent responsable de la transmission de piroplasmes, vient ensuite Rhipicephalus sanguineus. (Bourdeau et Guelfi, 1995)
L’espèce de Babesia canis n’est pas homogène. Elle est constituée de plusieurs sous espèces qui diffèrent les unes des autres par leur équipement enzymatique, leur antigénicité et leur pouvoir pathogène. [5]
B. canis rossi (Afrique du Sud) est la plus virulente des B. canis.
B. canis canis sévit dans les régions tempérées. Les symptômes sont variés, on peut observer une léthargie, une anorexie, de la fièvre, une anémie (Furlanello et al., 2005). Les causes de mortalité sont des insuffisances rénales et hépatiques (Boozer et Macintire, 2003).
B. canis vogeli est la souche la moins pathogène. Les signes cliniques généraux sont les mêmes que ceux de B. canis canis. Elle est transmise par Rhipicephalus sanguineus
La présence de B. gibsoni a été confirmée en Italie, en Allemagne et en Espagne.
Parmi 40 cas décrits en Italie, 55% des chiens présentent des signes cutanés ou muqueux (alopécie, pyodermite, pododermatite, conjonctivite, kératite) qui disparaissent en même temps que les symptômes classiques après un traitement spécifique. [5]

Prévention des morsures de tiques

Elle passe par une inspection minutieuse de l’animal par les propriétaires et le retrait des tiques le plus tôt possible. En effet, celles-ci ne transmettent les sporozoïtes qu’après 2 à 3 jours de repas sanguin.

  1. Prévention des morsures de tiques
    Il existe aussi de nombreux acaricides qui peuvent être appliqués sur l’animal afin d’éviter toute fixation de tiques.

  2. Prévention de l’infection par les piroplasmes
    L’administration d’imidocarbe est proposée comme méthode de chimioprévention pour une protection de 4 à 6 semaines.

  3. Vaccination
    Cette grande variabilité de l'agent infectieux diminue l'efficacité d'un vaccin tout en complexifiant sa mise au point.
    Pirodog N.D.
    C’est le premier vaccin (obtenu à partir de la culture de la souche de B. canis canis) qui a été proposé en France ; il a été mis sur le marché en 1985.
    Son efficacité est faible car il ne permet aucune protection croisée contre les autres souches, ce qui engendre des échecs de vaccination.
    Nobivac piro N.D.
    Ce vaccin mis sur le marché au début des années 2000 associe des antigènes parasitaires solubles de B. canis rossi et B. canis canis type A offrant une protection accrue par rapport au Pirodog.
    Une étude réalisée entre juillet 2005 et août 2006 montre que 95% des chiens vaccinés vivant en zone d’endémie n’ont pas présenté de signes cliniques de piroplasmose.
    La faible efficacité du 1er vaccin a probablement terni durablement l'image de la vaccination contre la piroplasmose, même si le second vaccin semble offrir une protection importante.
    D'autant plus que ce dernier n'est pas dénué d'inconvénients : effets secondaires importants et coût élevé pour citer les 2 principaux reproches faits à son encontre (voir page suivante).
    Ajoutons-y un reproche souvent fait à l'encontre de la vaccination : Celui de masquer les symptômes d'une réelle piroplasmose. Or, de la rapidité du diagnostic dépend la réussite du traitement.

 

La transmission des agents pathogènes n'est pas immédiate.

Borréliose de Lyme :

24 à 36 heures sont nécessaires pour que la tique assure son accrochage sur son hôte.
La pénétration et l’attachement (chélicères pour percer l'épiderme et hypostome pour pénétrer en profondeur dans la peau) sont les activités prédominantes de la tique pendant cette période et il n’y a pas ou très peu d’ingestion de sang. La sécrétion du cément constituant la fin de cette phase, le repas sanguin peut débuter. Le risque de transmission d’agents pathogènes est très faible durant cette période (Parola et Raoult, 2001).

Quand une larve ou une nymphe ingère des Borrelia, les bactéries, appelées spirochètes (cellules longues de forme hélicoïdale) colonisent l’intestin de la tique.

A droite :
Spirochètes de Borrelia (source Wikipedia)


Une protéine membranaire spécifique (Outer surface protein A=Osp A) leur permet de se maintenir dans l'intestin.
Une fois la tique infectée fixée sur un nouvel hôte, les spirochètes se multiplient rapidement dans l'intestin. Une modification de la protéine qui assurait leur maintien dans l'intestin intervient (Osp C remplace Osp A). Celle-ci permet aux borrélies de pénétrer la paroi de l’intestin de la tique et de migrer jusqu’aux glandes salivaires d’où elles pourront être transmises à l’hôte.
Une durée de 24 à 72 heures sera nécessaire depuis le moment ou la modification de la protéine des spirochètes qui va déclencher leur migration jusqu'au moment où leur présence dans la glande salivaire sera effective. C’est pourquoi le risque de transmission de la Borréliose de Lyme est jugé très faible avant 48 heures de fixation (Parola et Raoult, 2001, Stanek et Steere, 2003). [40] [41]
Toutefois, il est bon de noter que des tiques à jeun présentant des infections des glandes salivaires ont été observées. Elles seraient susceptibles de transmettre l'agent pathogène dans un délai plus court (Piesman et Gern, 2005).

 

Babésiose canine (Piroplasmose) :

En fonction du stade, de l’espèce, du type d’hôte et du site d’attachement, l’ingestion d’un repas sanguin complet nécessite de 2 à 15 jours. A une période initiale de nutrition lente (de 3 à 4 jours) succède une période de gorgement rapide (1 à 3 jours)
La phase de gorgement rapide correspond à une période pendant laquelle les régurgitations par sécrétion salivaire sont les plus importantes. Le Pr Bourdeau (1993) a montré que c'est à la fin de la phase de gorgement rapide que la majeure partie des agents pathogènes est le plus souvent inoculée. [11] C'est notamment le cas pour Babesia canis, responsable de la piroplasmose.

Le cycle du parasite : [31] [32]
Le cycle évolutif des babesia peut-être décomposé en 3 phases : mérogonie (chez l'hôte), gamogonie et sporogonie (chez la tique).
Les formes infestantes, appelées sporozoïtes, sont injectées via la salive, lors de la piqûre de la tique. Si une tique contaminée peut aller jusqu'à la réplétion (durée correspondant au temps de développement entier des sporozoïtes dans les glandes salivaires de la tique), le taux d'infection est alors très proche de 100%. [31]


Photo prise au microscope de sporozoïtes de Babesia isolés des glandes
salivaires d'une tique Ixodes ricinus. Les sporozoïtes ont été colorés.
Les flèches indiquent les sporozoïtes en phase de division
(Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, U.S.A - Institut National de la Recherche Agronomique, Nantes
et Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes)


Phase de Mérogonie (chez l'hôte) :
Chaque sporozoïte pénètre dans un globule rouge, se nourrit de leur contenu, l'hémoglobine. Il va se diviser et donner deux cellules dites cellules filles ou mérozoïtes, en forme de goutte d'eau, toujours situées à l'intérieur du globule rouge. Le globule rouge est généralement détruit à ce moment-là et les mérozoïtes sont libérés dans le sang et vont aller se fixer sur un autre globule rouge.
Important : certains sporozoïtes n'évoluent pas de la même manière: ils restent dans le globule rouge sans s'y diviser. On les appelle gamétocytes.
Ce sont eux qui, ingérés par une autre tique lors d'un futur repas sanguin, transmettront la maladie.

Phase de Gamogonie (chez la tique) :
Dans l'intestin de la tique, les gamétocytes ingérés sont transformés en gamètes. Deux gamètes fusionnent et donnent un zygote qui se différencie ensuite en ookinète qui va migrer dans les cellules épithéliales intestinales.
L'ookinète va se multiplier et donner naissance à de nombreux sporokinètes qui vont migrer dans tout le corps de la tique, dont les glandes salivaires.

Phase de Sporogonie (chez la tique) :
La sporogonie est la reproduction asexuée du parasite dans les glandes salivaires de la tique.
Les sporokinètes se multiplient et se différencient en milliers de sporozoïtes à l’intérieur des glandes salivaires. Les sporozoïtes sont infestants pour le chien après deux à trois jours de maturation. Cette différenciation est étroitement liée à un nouveau repas sanguin de la tique. Ils sont ensuite injectés à l’hôte vertébré à la fin du repas sanguin de la tique.
Ces parasites diffèrent des sporokinètes par leur forme en poire d'où leur appellation de piroplasme. [31]
la tique infectée n’est jamais la tique infectante [32]:
La tique ne prend qu'un seul repas sanguin à chaque stade de son développement.
Une tique indemne qui va s'infecter sur un hôte ne sera en mesure de transmettre la bactérie qu'au repas suivant puisque la transformation des sporokinètes en sporozoïtes infestants dans les glandes salivaires de la tique est étroitement liée à un nouveau repas sanguin.

 

En résumé.

Piroplasmose :
L’inoculation des sporozoïtes infectants a lieu en fin de repas car le sang est nécessaire à leur mobilisation, de sorte qu’il est toujours utile de retirer les tiques en cours de gorgement. La phase de gorgement rapide, qui ne dure souvent que 24 heures, correspond à une période pendant laquelle les régurgitations par sécrétion salivaire sont les plus importantes. Le Pr Bourdeau (1993) a montré que c'est à la fin de la phase de gorgement rapide que la majeure partie des agents pathogènes est le plus souvent inoculée. [11] C'est notamment le cas pour Babesia canis, responsable de la piroplasmose.
Le gorgement rapide fait suite à une période initiale de nutrition lente (de 3 à 4 jours), qui, elle-même, fait suite aux 2 ou 3 jours de fixation sur l'hôte.
La piroplasmose ne serait donc pas transmise avant 5 à 7 jours après le contact initial entre la tique et le chien.
Borréliose de Lyme :
Le risque de transmission de la Borréliose de Lyme est jugé très faible avant 48 heures de fixation (Parola et Raoult, 2001, Stanek et Steere, 2003). [40] [41]

L'Ehrlichiose canine

L'Ehrlichiose canine est une maladie largement répandue dans le monde, transmise par la tique Rhipicephalus sanguineus. Elle est particulièrement fréquente dans les pays tropicaux et subtropicaux (Afrique, Asie du Sud-Est, Amérique). Elle a été décrite dans de nombreux départements français notamment dans ceux des régions méditerranéennes. Secondairement, on la trouve en zones tropicales et tempérées dans les habitations du Bassin Méditerranéen et de l'Europe tempérée
En France, on la décrit surtout autour de la Méditerranée, dans la vallée du Rhône et la région Sud-Ouest, mais aussi dans des zones à climat plus tempéré telles que la région Lyonnaise, le Massif Central et le Bassin Parisien.
En Europe, on la rencontre notamment en Espagne, en Italie, en Grèce et en Turquie.


Systematic review of the distribution of the major vector-borne parasitic infections in dogs and cats in Europe. Veterinary Record 152: 97-105.(Source: Trotz-Williams, L. A., Trees, A. J. (2003).) [15]

 

L’agent responsable de l’Ehrlichiose canine est Ehrlichia canis, une petite bactérie ronde qui infecte les globules blancs.
C'est à la fin du gorgement rapide que les germes pathogènes sont inoculés lors du repas sanguin : au moment où les régurgitations de sécrétions salivaires sont importantes. Lors d'infections expérimentales, il a été démontré qu'il était nécessaire à la nymphe infectée de prendre un repas même partiel pour pouvoir transmettre les Ehrlichia à un chien sain [14]

La maladie peut être aigue, subaiguë ou chronique.

a) La première phase de la maladie (phase aiguë) peut passer inaperçue. Elle survient quelques jours après la piqûre de la tique contaminante. Le chien est abattu et présente une augmentation de la taille des ganglions, une anorexie, des vomissements, des saignements, des frissons, des douleurs articulaires…
Cette phase peut durer jusqu’à quatre semaines et guérit le plus souvent spontanément.
Une phase de latence, dont la durée est parfois de plusieurs années, survient durant laquelle le germe est toujours présent, sans que le chien présente de symptômes cliniques. Seules des anomalies sanguines sont repérables si une analyse est faite.
b) En fonction de l’espèce, une phase subaiguë peut s’installer. Parmi les signes chroniques les plus marqués, on observe des saignements de nez, des signes neurologiques, une inflammation rénale, de l’arthrite et des convulsions. La plupart des chiens ne survivent pas.
c) La phase chronique est très grave et se manifeste par un amaigrissement, une baisse notable de l’appétit, des saignements de nez, des douleurs articulaires.
A l’analyse sanguine, les chiens présentent une diminution de toutes les cellules du sang (globules, rouges et blancs plaquettes) due à une atteinte irréversible de la moelle osseuse. Les chiens touchés de formes chroniques ont peu de chance de survie, même avec un traitement adapté, car ils ne peuvent plus fabriquer de cellules sanguines.

Le traitement fait appel aux antibiotiques qui sont efficaces, sauf quand la maladie est devenue chronique. La doxycycline est un antibiotique très efficace et très utilisé pour obtenir une guérison clinique.
Le chien après et malgré un traitement à la doxycycline, bien qu'apparemment guéri peut rester porteur de Ehrlichia canis et donc contaminer des tiques qui pourront véhiculer la maladie.

 

L'Encéphalite à tiques

La méningo-encéphalite verno-estivale ou encéphalite à tique (FSME) est une maladie virale du système nerveux central (SNC).
Elle concerne l'être humain.
Le virus de l’encéphalite à tiques provoque tout d'abord des affections qui s’accompagnent de symptômes similaires à la grippe, de fièvre.
Chez une partie des personnes infectées, le virus contamine le système nerveux central provoquant une méningite, ou inflammation des méninges, accompagnée de fièvre élevée et d'une raideur de la nuque. Une forme plus sévère de la FSME est l'encéphalite. Dans ce cas, l'infection ne touche pas seulement les méninges mais l'encéphale complet. [20]
Les animaux également sont souvent la cible de piqûres de tiques. Cependant, les informations sur la fréquence de la FSME, par exemple chez le chien, sont contradictoires. Certes, de rares cas d'infections à FSME ont été rapportés dans le passé mais la plupart de ces précédents rapports se sont avérés erronés : à l'heure actuelle, il n'existe pas de vaccin contre la FSME pour le chien.


Carte d'endémie d'Europe [23]
(source Novartis Pharma Schweiz AG)


Régions d'endémie (foyers naturels) FSME Est France, Suisse, Ouest Allemagne [22]


Régions à FSME en Europe [21]
(source Freytag & Berndt / Baxter Healthcare GmbH Vienna, 2010.)

 

 

L'Hépatozoonose canine

L'Hépatozoonose canine est une maladie du chien souvent méconnue et présente dans le Sud-
Est de la France.
Hépatozoon canis est un parasite protozoaire transmis par Rhipicephalus sanguineus, non pas lors d'une piqûre de la tique, mais lors de l'ingestion de celle-ci par le chien.
Il existe 2 variétés d'Hepatozoon chez le chien : Hepatozoon canis en Europe, Afrique, Asie et Moyen-Orient.
Hepatozoon americanum aux Etats-Unis qui est transmise par la tique Amblyomma maculatum. [27]

La maladie est souvent asymptomatique (sans signe apparent) et est découverte de manière fortuite. Elle peut aussi se révéler grave : abattement, hyperthermie, anorexie, amaigrissement, anémie, troubles locomoteurs et aboutir parfois à une issue dramatique.
La forme nord-américaine est beaucoup plus virulente : hyperthermie importante, algies intenses, troubles locomoteurs sévères et une issue souvent fatale.

L'Hépatozoonose canine est commune à de nombreuses régions tropicales, subtropicales et tempérées chaudes de tous les continents. En Europe, l'Hépatozoonose canine est décrite dans les pays du pourtour méditerranéen.
En France, ce sont essentiellement les départements du Sud-Est qui sont concernés, notamment l’Aude, les Bouches-du-Rhône et le Gard où Rhipicephalus sanguineus y est particulièrement abondante.

La transmission du parasite est faite par l'ingestion de la tique contaminée par un chien.
Rhipicephalus sanguineus est le vecteur en France de l'Hépatozoonose canine.
Après ingestion de la tique par le chien, les sporozoïtes sont libérés dans l’intestin. Ils traversent alors la paroi intestinale (entraînant parfois des troubles digestifs et notamment une diarrhée sanglante) et vont se localiser via le sang dans différents organes dont la rate, le foie, les noeuds lymphatiques, la moelle osseuse ou les poumons.
Selon les spécialistes, Hépatozoon canis et americanum augmentent la sensibilité du chien atteint à d'autres infections ou facilitent leur expression.[27]

L'Hépatozoonose est une enzootie, c'est une maladie qui sévit de façon régulière chez l'animal dans une région donnée.
Selon les études faites sur les chiens dans les zones où la maladie est exprimée, entre 12 et 50% des animaux touchés par la maladie le sont de manière asymptomatique. Chez les autres, l'évolution est très variable, faisant alterner des périodes de rémission plus ou moins longues, de quelques jours à quelques mois, voire plusieurs années avec des périodes de rechute plus ou moins sévères.[27]
Le délai d’incubation de la maladie n'est pas connu.

Le traitement consiste généralement à donner un piroplasmicide (Carbésia) auquel on peut ajouter un traitement adjuvant anti-inflammatoire et antalgique (pour diminuer les douleurs). L'issue est la plupart du temps favorable.
La prophylaxie médicale est inexistante. La seule prévention consiste à lutter contre les tiques sur le chien (bains, colliers, sprays acaricides) et dans son environnement puisqu'il s'agit d'une tique endophile (vivant dans les habitations).

 

La fièvre Q ou Coxiellose [9]

Cette maladie est découverte dans les années 1930 en Australie et aux Etats-Unis.
Les tiques dures, aussi bien Ixodes, Dermacentor que Rhipicephalus, permettent le transport des bactéries ainsi que leur multiplication et l’amplification de la population bactérienne.
Les tiques sont cependant peu impliquées dans la transmission de cette maladie : la contamination s’effectue le plus souvent par inhalation de particules contaminées, ingestion de lait cru contaminé ou par contact (bactérie-plaie cutanée).

Les animaux de compagnie (chiens, chats) peuvent être porteurs de la bactérie mais ne présentent pas de signes cliniques hormis quelques cas d’avortement rapporté chez le chat. Ils contribuent à la dissémination silencieuse de la maladie bien que les petits mammifères et les ruminants soient des sources de contamination plus importantes.

 

Les nouvelles maladies véhiculées par les tiques

Les changements environnementaux favorisent le développement de maladies émergentes et bouleversent la répartition et l'étendue des zones d'endémie. Déséquilibres écologiques, travaux d'aménagements, déforestation, ou reforestation, urbanisation pour les seules activités humaines ayant un impact sur ces changements. Ajoutons-y la modification de nos modes de vie, augmentation et allongement des déplacements humains. Ainsi que les changements climatiques qui modifient profondément les biotopes.

Parmi les nouveaux agents, Babesia annae (appelée aussi Theileria annae), décrite dans le Nord-Ouest de l’Espagne (Guitial, et al. 2003. Camacho, et al 2004), est responsable d’une maladie très sévère (abattement, tachycardie, hémoglobinurie avec un taux de mortalité très élevé). L’étude de la présence des tiques sur des chiens infectés par Theileria annae montre une prédominance de Ixodes hexagonus qui pourrait donc être le vecteur du protozoaire [16]. Les Theilérias se distinguent des babésias par le fait qu'elles commencent leur développement dans les lymphocytes (globules blancs) ce qui pourrait expliquer leur effet néfaste sur la défense immunitaire [6].
Autre espèce, Babesia gibsoni, véhiculée par Rhipicephalus sanguineus, jusqu’à présent recensée en Asie et en Amérique du Nord, a été décrite en Italie, Roumanie et Espagne. Enfin, une nouvelle espèce, Babesia conradae, a été décrite en Californie [6]

Extension possible des babésioses en Europe à cause du réchauffement climatique [16]

En fonction de l’évolution des températures en Europe, réchauffement de +3 à +4°C pour le sud de l’Europe et de +2 à +3 °C pour le nord de l’Europe, les populations de tiques, vecteurs des babésioses, devraient migrer vers le nord, y déployant en même temps les agents infectieux des babésioses [16]

 



 

Références:

[1] Facteurs environnementaux de variation de l’abondance des tiques Ixodes ricinus dans des zones d’étude modèles en Auvergne - Chloé Boyard 18/12/2007 - Cliquer ici
Site de l’Institut de veille sanitaire ; surveillance de la maladie de Lyme - Maladie de Lyme ou borréliose de Lyme - réseau national de surveillance - Cliquer ici
Ministère de l’agriculture et de la pêche - Direction générale de la forêt et des affaires rurales - Direction générale de l’alimentation: La maladie de Lyme - Cliquer ici
Dossiers zoonoses - Cliquer ici
[2] Borréliose de Lyme: situation générale et conséquences de l'introduction en Île-de-France d'un nouvel hôte, le tamia de Sibérie. Bulletin épidémiologique No 38/Spécial zoonoses - Cliquer ici
[3] Le réseau Sentinelles France - Cliquer ici
[4] Répartition annuelle tiques en Lithuanie - Cliquer ici
[5] Intérêt de l’amplification génique (PCR) pour diagnostiquer les piroplasmoses canines en France - Elodie VISEE - 2008 - ENV Alfort - Cliquer ici
[6] Babésiose canine : nouvelles espèces virulentes aux portes de la France - journée consacrée aux maladies vectorielles canines, organisée par Bayer, le 10 avril 2007, à Paris (12/05/2007)
[7] Inflammation cutanée et borréliose de Lyme - Cliquer ici
[8] Laboklin - info 05/2008 - La Borréliose chez le chien - Une mise à jour. - Cliquer ici
[9] La fièvre Q ou Coxiellose - Cliquer ici
Plaquette explicative maladie de Lyme - Cliquer ici
[9] Carte épidémiologique et commentaires inspirés de l’article « Épidémiologie : résultats d’une enquête en France sur les cas suspectés ou confirmés de babésiose chez le chien » Bourdoiseau G., Renard N., Le Nouveau Praticien Vétérinaire N°24 – Août/Septembre 2005. - Cliquer ici
[11] Babésioses - Encyclopédie Médico-chirurgicale 8-096-A-10 (2004)
[12] Babésiose canine - Nouvelles espèces virulentes aux portes de la France - Formation continue (DV 943, 12/05/2007) - Pr Patrick bourdeau
Cartographie des tiques en Italie - Cliquer ici
[14] L’Ehrlichiose monocytaire canine : étude experimentale d’une nouvelle souche d’Ehrlichia canis ; Thèse de Stéphanie Jouret pour le doctorat vétérinaire (École nationale vétérinaire d'Alfort, présentée devant la faculté de médecine de Créteil, 2001 - Cliquer ici
[15] EHRLICHIA CANIS J.P. Euzéby : Dictionnaire de Bactériologie Vétérinaire - Cliquer ici
Distribution and incidence of canine monocytic ehrlichiosis (Ehrlichia canis) in Europe. The isolated spot is for the Canary islands.
Source: Trotz-Williams, L. A., Trees, A. J. (2003). Systematic review of the distribution of the major vector-borne parasitic infections in dogs and cats in Europe. Veterinary Record 152: 97-105. - Cliquer ici
[16] 4ème Symposium Merial de parasitologie/Arthropodes et maladies vectorielles associées - 4-6 octobre 2006, Zagreb, Croatie - Cliquer ici
[20] FSME - Cliquer ici
[21] Carte des régions menacées par la FSME (Baxter Healthcare Corporation, Baxter Schweiz AG.) - Cliquer ici
carte haute résolution - Cliquer ici (Baxter Healthcare Corporation, Baxter Schweiz AG.)
[22] D'après les données fournies par Novartis Pharma Schweiz AG et Baxter Healthcare Corporation, Baxter Schweiz AG.
[23] Carte d'endémie d'Europe Novartis Pharma Schweiz AG - Cliquer ici
[25] AMM MERILYM, immunisation active contre la bactériémie à Borrelia burgdorferi - Cliquer ici
[27] L'Hepatozoonose canine: synthèse des données bibliographique - Thèse de Vanessa Portron - 2002 - Cliquer ici

 

Nota:

  • Ceci est un exposé documentaire de vulgarisation qui ne saurait remplacer une consultation vétérinaire.
    Il ne peut avoir pour but de se substituer au praticien, qui demeure le seul apte à formuler un diagnostic.
    Collie online décline toutes responsabilités découlant de l'utilisation, l'appréciation ou l'exploitation des informations diffusées dans ces pages. Les informations présentées ne sont pas nécessairement exhaustives et restent du domaine général sans relation avec quelque cas particulier propre à personne physique ou morale.

 

Processionnaire du pin
Cheyletielloses
La leishmaniose
La dirofilariose
Les tiques
 
 
| Sommaire  |  Elevage  |  Expositions  |  Historique  |  Pedigrees  |  Le Colley  |  Wallpaper  |  Photos  |  Au quotidien  | 
 |  Pour me laisser un message  | 
C'est une création collie-online