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Collie online - Le Colley - Insectes
Mise à jour le 26/09/2011 - 15:59
 

 

La leishmaniose

 

Page 1, La leishmaniose

 

 

Leishmania, cycle de développement

Les leishmanies ont un double mode de vie pour un double habitat: elles sont intracellulaires chez le chien et extracellulaires chez le vecteur. Elles présentent au cours de leur cycle de développement les deux stades morphologiques successifs ci-dessous:
- le stade amastigote :
petit corpuscule arrondi ou ovalaire de 2 à 6 µm de diamètre, possédant un noyau, un kinétoplaste et un flagelle interne. L’amastigote est situé à l’intérieur des cellules du système de phagocytes mononuclés du vertébré mammifère.
- le stade promastigote :
à corps long (15-25 µm) et mince (2 µm), avec un noyau central, un kinétoplaste et un long flagelle libre antérieur. Ce stade flagellé est libre dans le tube digestif du phlébotome vecteur.


Les parasites (promastigotes) sont inoculés dans la peau des sujets à l’occasion de la piqûre du phlébotome. Piqûre qui provoque une lésion cutanée, généralement sur le museau ou l'oreille. A noter que la fourrure offre une protection relative contre les phlébotomes.
Suite à l’infection, en réponse immunitaire, les macrophages tissulaires ou sanguins constituent la première ligne de défense de l'organisme du chien: ils vont phagocyter les leishmanies.

La leishmanie est capable non seulement de résister aux divers processus de destruction élaborés par le macrophage, mais également de s’y multiplier. Leur nombre augmente tellement qu'il fait éclater cette cellule, libérant les parasites qui pénètrent aussitôt dans de nouvelles cellules. Ils se propagent alors dans la peau, le foie, la moelle osseuse, les yeux...

A l'inverse, lorsqu'un phlébotome en quête de son repas de sang pique un chien infecté, il va absorber des macrophages (globules blancs) contenant des leishmanies. Dans l'estomac du moustique, les agents pathogènes de la leishmaniose sont libérés et se multiplient. Les parasites prennent alors une forme fine et allongée: le stade promastigote.
Suite à la multiplication par division cellulaire, l'estomac du moustique se remplit rapidement d'une multitude de parasites en l'espace de quelques jours. Ces parasites migrent dans la trompe du phlébotome et seront transmis à un nouvel hôte lors de la prochaine piqûre du moustique.

 

 

Symptomes

Lorsqu'une mouche des sables ou phlébotome infecté pique le chien, une quantité innombrable de leishmanies (Leishmania infantum) sont déposées dans la peau de l'animal et absorbées par des cellules sanguines qui interviennent dans le système immunitaire (macrophages).
Les symptômes qui peuvent apparaître sont divers. Ils dépendent de la souche qui a infecté l'animal, tout autant que de la réponse immunitaire du chien.
L'infection commence à avoir lieu quand les promastigotes de la Leishmaniose sont phagocytés par les macrophages de la zone de la piqûre.
Les leishmanies se multiplient dans les macrophages et par la migration de ceux-ci, elles envahissent le corps du chien et attaquent les organes internes.
Les premiers symptômes de la maladie apparaissent au plus tôt trois mois après l'infection, mais ils peuvent aussi se manifester 18 mois ou plus après l'infection.

Les premiers symptômes les plus fréquents sont:

  • La chute des poils (Dermatite alopécique), notamment autour des yeux et du museau,
  • Abattement et amaigrissement du chien bien qu'il conserve son appétit,
  • Des pellicules, une baisse de forme,
  • Et souvent des boiteries.

Autres symptômes:
Sous forme cutanée, on peut remarquer des nodules rouges sur le dos et sur les pattes des chiens. Nodules qui peuvent s'ulcérer et se couvrir d´une croûte dure. Ils peuvent évoluer en ulcère profond et suppurer.
Croissance anormale des griffes qui deviennent longues et cassantes.
Nodules dans les espaces entre les doigts.
Les muscles du visage s'atrophient et des rides apparaissent.
Des lésions de la cavité buccale et de la muqueuse respiratoire apparaissent pouvant provoquer des nécroses allant jusqu'à la destruction de l'os nasal responsables d'hémorragies nasales.
En même temps, le parasite touche progressivement les organes internes (foie, reins...) et la santé de l´animal commence à se voir sérieusement détériorée. Elle est létale si elle n'est pas traitée. C’est souvent l’insuffisance rénale qui est la cause du décès de l’animal.

Il est important de signaler que le traitement de la leishmaniose canine ne guérit pas définitivement l'animal. Si les symptômes disparaissent, l'animal reste toutefois porteur du parasite et devient à son tour un réservoir.

Diagnostic

Selon une étude réalisée auprès des vétérinaires de tout le sud de la France (Enquête sur les pratiques diagnostiques et thérapeutiques de la leishmaniose chez les vétérinaires praticiens en 2000) [1] le diagnostic clinique associé à un examen de laboratoire est majoritairement utilisé (70,8% des vétérinaires ayant répondu à l'enquête).
Les critères permettant d'établir le dignostic sont dans plus de 90% des réponses une adénopathie (inflammation chronique des ganglions lymphatiques), des lésions cutanées et une baisse de forme. Viennent ensuite boîteries, douleurs articulaires et une insuffisance rénale.
Les vétérinaires (à plus de 90%) font confirmer leur diagnostic clinique par un laboratoire.

Le diagnostic épidémiologique vient généralement (pratiqué par 88% des vétérinaires) appuyer le diagnostic clinique. Il repose sur le lieu de vie.
En l'absence de signes cliniques, 2/3 des praticiens demandent un diagnostic de laboratoire.

L'option beaucoup plus complexe mais fiable, est une détection directe du code génétique ADN par agrandissement du matériel génomique du parasite. Elle se fait avec un prélèvement de sang. Cette technique peut être nécessaire dans les cas où l´infection est principalement cutanée et pour cette raison les anticorps dans le sang ne se développent pas. (Centre Vétérinaire "Arturo Soria", C/ Arturo Soria 317, Madrid)



 

 

Traitement

Le pronostic est assez bon si le chien présente seulement des lésions cutanées, qui disparaissent en quelques semaines après le début du traitement mais si le chien présente des lésions hépatiques ou rénales, il s'assombrit considérablement.
les protocoles de traitement sont relativement homogènes, tout au moins pour les molécules utilisées.
Ainsi, dans la majorité des cas, le traitement est à base de Glucantime éventuellement associé au Zyloric, ce qui, aujourd'hui, peut être considéré comme le protocole de choix. (G. BOURDOISEAU -Professeur, Unité de Parasitologie, École Nationale Vétérinaire de Lyon- et Ph. DENEROLLE - Docteur vétérinaire) [3]

THÉRAPEUTIQUE SPÉCIFIQUE
L’antimoniate de méglumine est commercialisé en France sous le nom de Glucantime.
La pentamidine (nom commercial Lomidine)
L’amphotéricine B (antibiotique, nom commercial Fungizone)
Les quinolones (Baytril, Marbocyl)
L'allopurinol (Zyloric utilisé chez l’homme pour le traitement de la goutte)

l’association Glucantime - Zyloric a démontré un intérêt certain dans le traitement de la leishmaniose canine:
37 chiens sur 47 (82%) de guérisons lors de tests réalisés par les auteurs du rapport, loin devant les autres associations médicamenteuses testées.
(Traitement de la leishmaniose canine: actualités* G. BOURDOISEAU -Professeur, Unité de Parasitologie, École Nationale Vétérinaire de Lyon- et Ph. DENEROLLE - Docteur vétérinaire) [3]

 


Prévention

La prévention sur plusieurs plans est donc primordiale. Il convient d'éviter de sortir le chien au crépuscule en pleine période d'activité des phlébotomes et il faut utiliser des produits de type spot-on ou sprays visant à éloigner ces insectes. Pour cela, il existe actuellement des colliers contenant de la deltamethrine, dont l'efficacité pendant six mois est prouvée, et des pipettes à appliquer sur la peau d'une durée d'efficacité plus réduite, de 15 jours à 1 mois. Des diffusions d'huiles essentielles éloignant les phlébotomes sont également fortement recommandées dans votre maison ou sur le lieu de vos vacances si c'est une des zones à risques.

Concernant l'être humain, l’utilisation de moustiquaires est sans effet car ces insectes sont de taille inférieure à leur maillage. En revanche, l’utilisation nocturne de ventilateurs les fait fuir.
Il faut également veiller à limiter les niches et les abris favorables aux phlébotomes (stades larvaire et adulte) autour des zones d’habitation (Bussiéras et Chermette, 1992):
- éviter les eaux stagnantes et les zones humides dans les jardins,
- enduire les murs, les abris du bétail avec de la chaux,
- détruire les déchets organiques avec de la chaux.

A noter que, contrairement à certains écrits, le chien ne fait en rien courir une menace pour l'homme et une éventuelle contamination par la leishmaniose.
Au contraire même, comme le fait remarquer une équipe vétérinaire espagnole spécialisée dans le sauvetage de chiens, lévriers Galgo notamment. Le chien apporterait une protection pour l'être humain en étant une cible préférée à l'homme par les moustiques.
L'OMS encourage d'ailleurs l'introduction d'animaux domestiques auprès des populations humaines afin de lutter contre les maladies provoquées par les moustiques:
"Le redéploiement des troupeaux de bovins ou l'introduction d'animaux domestiques en général peut détourner les moustiques de leurs hôtes humains aux dépens de ces animaux. Alors la zooprophylaxie peut constituer un moyen efficace pour les collectivités ou les personnes de réduire leur exposition aux insectes piqueurs et la transmission des maladies". (Extraits de l'OMS)." [2]

 

Préventivement:
Une prévention efficace pour qui va séjourner de manière discontinue dans les zones à risque va reposer sur l'utilisation de composés insecticides ou insectifuges qui détruisent ou éloignent les phlébotomes. Ces produits sont utilisés par voie externe, concentrés dans un collier mis autour du cou du chien ou contenus dans une solution à appliquer en spot-on ou en spray sur l’animal. Ils utilisent majoritairement les pyréthrynoïdes que sont la deltaméthrine, la perméthrine et la fluméthrine.
Les pyréthrynoïdes sont des dérivés synthétiques des pyréthrines (insecticides naturels issus de la fleur du pyrèthre, trop facilement dégradées par la lumière et la chaleur). La deltaméthrine et la perméthrine sont actuellement les insecticides les plus largement utilisés en raison de leur efficacité contre les phlébotomes et de leur faible toxicité sur le chien (voir plus bas le rapport publié par l'ANMV à ce sujet).
Les pyréthrinoïdes sont des insecticides synthétiques, moins photosensibles et, par conséquent, plus rémanents et plus puissants. Les pyréthrinoïdes synthétiques offrent l'avantage d'être d'une grande efficacité en dépit des petites quantités utilisées.
Les pyréthrinoïdes ne s’accumulent pas dans les tissus des êtres vivants, contrairement au DDT, par exemple, et se décomposent rapidement dans les tissus des mammifères et dans le sol.

Leur toxicité pour les poissons et d’autres organismes aquatiques a d’importantes répercussions au niveau du rejet des déchets. En outre, les pyréthrynoïdes sont un poison pour les chats.
Il convient donc de les utiliser avec circonspection et de bien évaluer les conditions dans lesquelles ils seront mis en oeuvre.


Le collier Scalibor:
Il protège le chien jusqu'à 6 mois contre la leishmaniose en empêchant les phlébotomes de le piquer. La substance insecticide et acaricide utilisée est la deltaméthrine.
Scalibor protège fiablement les chiens contre les tiques et les piqûres de phlébotomes ou mouches des sables (Phlebotomus perniciosus) ainsi que contre les moustiques communs (Culex pipiens pipiens) grâce à son principe actif deltaméthrine.
la deltaméthrine est lipophile (liposoluble) et de ce fait pratiquement insoluble dans l'eau.
Il doit être placé sur le chien 10 jours avant l’exposition aux phlébotomes et sa durée d’action va jusqu’à 34 semaines.
Attention:
Le collier Scalibor ne doit pas être utilisé chez les chats, car la deltaméthrine est toxique pour eux.

Le principe actif est quotidiennement libéré du collier de manière continue en petites quantités et se répartit dans le film lipidique de la peau sur toute la surface corporelle du chien. Ce qui signifie que le collier doit être constamment porté afin que le taux de deltaméthrine reste efficace. Le principe actif ne pénètre pas dans la peau et ne parvient donc pas dans la circulation du sang. La deltaméthrine n'est pas résorbée par la peau.
Efficacité: jusqu'à 34 semaines, mais doit être placé sur le chien 10 jours avant l'exposition aux phlébotomes.

Contre-indications:
Ne pas utiliser chez les chiots de moins de 7 semaines.
Ne pas poser le collier sur un animal présentant des lésions cutanées étendues.
Ne pas administrer aux chiens ayant des antécédents d'hypersensibilité aux pyréthroïdes.
En outre, l'ANMV en déconseille l'utilisation chez les femelles gestantes.


Spot-on Advantix:
Le laboratoire pharmaceutique Bayer propose Advantix (association de perméthrine avec l’imidaclopride), un antiparasitaire en pipette qui possède une efficacité contre les moustiques et les phlébotomes: un seul traitement assure une activité répulsive contre les moustiques pendant 2 (Aedes aegypti) à 4 semaines (Culex pipiens) et contre les phlébotomes pendant 2 (Phlebotomus papatasi) à 3 semaines (Phlebotomus perniciosus).
Des tests réalisés (Mirü et al. 2007) ont montré que l’association de perméthrine et d’imidaclopride (Advantix) est un bon moyen de réduire significativement des piqûres de phlébotomes pendant la période de transmission des maladies vectorielles comme la leishmaniose.
Efficacité: Il est actif 24 heures après son application et pour une durée de 21 jours.


Spot-on de perméthrine: Exspot
Ferroglio et al. (2008) ont étudié l’efficacité d’une telle solution dans la réduction de l’infection à Leishmania infantum dans une région endémique de leishmaniose canine en Italie. Cette efficacité est comparable à celle des colliers imprégnés de deltaméthrine (Scalibor), mais, alors que le collier doit être placé sur le chien 10 jours avant l’exposition aux phlébotomes, l’application topique de perméthrine possède un effet relativement immédiat. Cependant, le collier est efficace 34 semaines alors que l'application du spot-on de perméthrine nécessite d’être répétée tous les 30 jours.
Efficacité: Pratiquement immédiate et d'une durée de 30 jours


Spray Duowin:
Autre produit ayant prouvé son efficacité sur les phlébotomes: Duowin qui est un spray de perméthrine et de pyriproxyfène.
Une étude faite par Molina et al. (2006), étude similaire à celle réalisée pour l'Advantix, a montré la même efficacité. Par rapport aux autres présentations, le spray présente l’avantage d’être actif immédiatement après son application et d’être efficace sur les extrémités comme le museau et la bouche. L'effet a duré 21 jours. Ces résultats suggèrent qu’en zone endémique, les chiens peuvent être traités par ce spray toutes les 3 semaines pour empêcher les piqûres de phlébotomes.
Efficacité: Immédiate et d'une durée de 21 jours.


rapport de l'anmv sur le collier Scalibor [4]

Ces colliers sont à base de deltaméthrine. Cette molécule de la famille des pyréthroïdes de synthèse, se
caractérise par son activité acaricide et insecticide agissant en augmentant la perméabilité des canaux
sodiques de la membrane nerveuse des insectes. La molécule provoque une hyperexcitation, suivie d'une
paralysie (effet choc), de tremblements et de la mortalité des parasites. L'absorption cutanée de la
deltaméthrine est faible.
La deltaméthrine présente un effet répulsif contre les phlébotomes, vecteurs de Leishmania infantum
(protozoaire, agent de la leishmaniose).
La deltaméthrine est relarguée en permanence du collier et diffuse dans le poil et dans le film lipidique
supérieur de l'épiderme. Le principe actif diffuse du site d'application sur toute la surface de la peau. La
deltaméthrine n'est que faiblement absorbée par voie cutanée.
Ces colliers sont utilisés uniquement chez les chiens pour le traitement des affections à parasites sensibles
à la deltaméthrine ainsi que la prévention des infestations par les tiques pendant 6 mois et la prévention des
piqûres de phlébotomes pendant 5 mois et de moustiques (Culex pipiens) pendant 6 mois.
Contre-indications
En l'absence de données disponibles, ne pas utiliser chez les chiots de moins de 7 semaines.
• Effets indésirables
Aucun.
• Précautions particulières d’emploi
Il est déconseillé de poser le collier sur un animal présentant des lésions cutanées étendues.
L’utilisation de cette spécialité chez la femelle gestante est déconseillée.
Le collier peut être porté par les chiennes en période de lactation.
Le collier doit être posé une semaine avant l'introduction du chien en
milieu infesté.
En 5 ans, 79 déclarations d'effets indésirables, après exposition aux colliers Scalibor, ont été recensées
chez le chien en France. Cette étude porte sur la période du 01/01/1999 au 31/12/2004.:
Ces effets indésirables ont été notifiés après :
- la pose du collier selon les recommandations de l’AMM : 57 concernent des problèmes de sécurité.
- l’ingestion accidentelle du collier : 22 cas.
Les effets indésirables surviennent dans environ 42% des cas dans les 24 heures après la pose du collier
Un cas mortel a été notifié chez un berger allemand âgé de 11 ans. Il n'a pu être exclu que l'animal avait
léché la poudre insecticide.
Parmi les races de chien ayant présenté des effets secondaires (Tableau 2), on trouve environ 15% de
terriers et 10% de caniches. Aucune prédisposition raciale n’a été observée.
La symptomatologie correspond essentiellement à des lésions cutanées suite au contact avec le collier dans
la région du cou, ainsi qu'à des troubles neuromusculaires (agitation, tremblements, convulsions).

 

Références documentaires:

 

Page 1, La leishmaniose

 

Nota:

  • Ceci est un exposé documentaire de vulgarisation qui ne saurait remplacer une consultation vétérinaire.
    Il ne peut avoir pour but de se substituer au praticien, qui demeure le seul apte à formuler un diagnostic.
    Collie online décline toutes responsabilités découlant de l'utilisation, l'appréciation ou l'exploitation des informations diffusées dans ces pages. Les informations présentées ne sont pas nécessairement exhaustives et restent du domaine général sans relation avec quelque cas particulier propre à personne physique ou morale.

 

 

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