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Pour une charte éthique.

Le monde évolue, la question au sujet de l'identification génétique n'est plus vraiment de savoir s'il faut, ou non, y avoir recours...Mais comment et à quelles conditions.

Les animaux de compagnie jouent un rôle important sur un plan sociologique. Le chien est plébiscité et les particuliers l'achètent avant tout par amour pour les animaux.
Revers de la médaille: le trafic animal, la fraude, les malversations diverses ou même la seule négligence de certains éleveurs font que les notions de qualité et de traçabilité attachées au chien de race ont perdu la valeur que nous leur accordions autrefois.

"5% seulement des animaux qui débarquent dans les familles françaises naissent et vivent leurs premiers mois dans des conditions qui leur garantissent un avenir favorable" (EuroScienceVet n°2)
Le particulier qui achète un chiot par amour pour les animaux n'a pas connaissance de ce chiffre, sinon il ne l'achèterait sans doute pas. Mais comment éviter l'amalgame inévitable que va faire ce particulier?
L'éleveur amateur de chiens de race est un éleveur qui participe au maintien à un haut niveau de qualité l'élevage du chien de race en France, comme dans tout pays doté de structures identiques. Il a depuis longtemps intégré ces notions d'éducation, de respect et d'amour envers ses animaux. Comment peut-il faire valoir sa bonne foi et la noblesse de ses principes face à la déferlante venue des pays de l'Est?
L'ambiguïté sur l'origine des chiots est même cultivée comme un art "Excellente origine" le dispute avec "Pure race, non LOF"....2 qualificatifs totalement contradictoires. On ne parle plus de chiots à l'origine garantie et inscrits au Livre des Origines (LOF pour la France), mais de chiens de qualité. (EuroScienceVet n°2)

 

L'identification génétique peut-elle résoudre ces problèmes?


Le ministre de l'Agriculture et de la pêche, en charge de la réponse donnée à Mme Moreno, député UMP, qui avait interrogé le ministre des affaires européennes sur le trafic international des animaux, n'a fait que rappeler les textes en vigueur: "L'identification des carnivores domestiques permet un meilleur contrôle en vue de la lutte contre le trafic des animaux de compagnie" (EuroScienceVet n°2)

Toutes les instances officielles, du législateur aux organisations associatives, en passant par la SCC citent l'identification génétique comme rempart face au trafic animal et à la fraude. Acceptons en le principe, mais rappelons que les objectifs ne seront pas atteints par la seule adhésion des éleveurs amateurs.

  • Le législateur doit imposer l'identification génétique aux animaleries, ce qui suppose une identification des reproducteurs utilisés.

  • La SCC doit communiquer régulièrement sur le sujet auprès du public. L'éleveur qui adopte l'identification génétique pour ses reproducteurs s'engage aussi dans un processus qualité. Cette démarche doit être reconnue et valorisée par un label de qualité (qui reste à créer).

  • La traçabilité impose aussi la notion de responsabilité. La traçabilité a besoin de 3 choses: des traces repérables qui sont la base même de notre sujet: ce sont les marqueurs génétiques. Il faut pouvoir les recueillir et les identifier: les techniques actuelles de génie génétique offrent une grande efficacité en matière d'identification et de constitution des empreintes génétiques. Il faut enfin une structure capable de les mémoriser, analyser et éventuellement tirer des conclusions. Qui mémorisera les identifications réalisées par différents laboratoires? Un organisme central en aura-t-il la responsabilité? On pense à la SCC. Chaque Club aura-t-il en charge les données concernant les chiens de sa race, ou chaque laboratoire sera-t-il détenteur de ses identifications? Le problème de la confidentialité des données est posé, car, inversement, comment vérifier que l'étalon envisagé pour une saillie est bien identifié génétiquement?

  • Le prélèvement buccal qui permettra d'établir en laboratoire l'empreinte génétique de l'animal doit être certifié par une personne habilitée. Les vétérinaires sont actuellement les seuls interlocuteurs reconnus par les laboratoires pour réaliser cette authentification. Les différents rapports l'ont montré, le vétérinaire est parfois le maillon faible qui donne la possibilité à la fraude de s'exprimer. De plus, le passage obligé par un interlocuteur précis, le vétérinaire en l'ocurence, n'est pas de nature à favoriser une saine concurrence. Les dérives constatées pour l'obtention des passeports auprès des vétérinaires est un exemple. Le dépistage de l'AOC chez le Colley en est un autre. Imaginons qu'un seul laboratoire obtienne l'agrément pour réaliser les identifications en France. Serait-ce normal dans une société qui prone le libéralisme et fonde son évolution sur la concurrence industrielle et commerciale?. Il en est de même pour les différents acteurs qui doivent intervenir dans ce processus d'identification génétique.
    Prélever un peu de matière buccale et vérifier que l'animal est bien celui que l'on prétend qu'il est ne nécessite pas des connaissances scientifiques aussi poussées que celles reconnues pour les vétérinaires. Il serait donc normal d'identifier d'autres groupes de personnes qui puissent aussi réaliser ces prélèvements et les certifier conformes. Les juges, habilités à confirmer les chiens, ont cette légitimité et devraient être accrédités pour réaliser cette tâche.
    Il serait tout autant envisageable d'offrir cette possibilité de prélèvement gratuit par le vétérinaire présent lors des expositions organisées par les Clubs de race: Nationale d'élevage et Régionales quand elles existent.

  • Les laboratoires se fondent sur la qualité et la traçabilité de l'identification génétique pour argumenter le bien fondé de leur démarche. Nous y souscrivons, mais l'acte ne doit pas être du seul ressort de l'éleveur. Tous les laboratoires garantissent la fiabilité des résultats à 99,9%, voire 99,99% quelque soit le nombre de marqueurs retenus. Un laboratoire belge annonce ainsi 99,99% de fiabilité pour une identification établie sur 11 marqueurs. N'est-on pas en droit de douter de la véracité de tels chiffres quand on apprend que d'autres laboratoires annoncent des chiffres identiques, mais pour 22 ou 23 marqueurs retenus. Là aussi le doute s'installe quant à la réelle qualité des arguments employés par les laboratoires. Plus de transparence est attendue de leur part sur ce point.

  • Enfin, au titre de la traçabilité: qu'en est-il de l'universalité des prélèvements et de la compatibilité des résultats entre laboratoires et entre pays. Une identification génétique réalisée en France est-elle reconnue hors de France, et inversement?
    Quel accès aux données est proposé à la personne qui désire s'informer sur l'identité génétique d'un animal en particulier?
    Ces dernières questions sont sans réponses pour l'instant. Pourtant, s'engager dans la voie de l'identification génétique voudrait que toute la lumière soit faite sur ces différents points.

 

Quant à l'éleveur de chien de race:

  • L'identification génétique est infalsifiable et fait appel à des technologies complexes contrairement au tatouage ou à la puce électronique.

  • L'identification génétique permet de répondre au besoin de traçabilité exprimé par notre société. Même s'il n'en comprend pas les termes, le particulier est rassuré de savoir qu'une garantie est donnée aux origines de son chien et qu'il peut à tout moment décider d'en vérifier l'exactitude.

  • "La traçabilité ne se cache plus, elle se revendique". Les progrès en génie génétique permettent une mise en oeuvre de l'identification génétique, et la traçabilité qui en découle, de manière efficace et simple.

  • Est-il besoin de faire identifier une portée entière? Non, ce n'est pas nécessaire. Si les 2 parents le sont, l'acheteur d'un chiot peut à tout moment décider de faire identifier son animal et de demander une certification de filiation. L'éleveur, en pratiquant l'identification des ses reproducteurs, s'engage donc dans un processus de qualité qui le met à l'abri de la suspicion en donnant des garanties sur l'origine des chiots.

  • Face à la production de chiots d'origines incertaines, l'identification génétique va restaurer les notions de qualité et de traçabilité qui sont attachées au pedigree, donc au chien de race.

  • L'identification génétique permet de valoriser les étalons par rapport aux demandes de saillies venant d'éleveurs pratiquant aussi l'identification génétique de leurs chiens. Ajoutons que l'identification génétique des paillettes de sperme est possible, ce qui permet de contrôler la parenté, même si l'étalon est décédé.

  • L'identification, et un éventuel label qui y serait lié, donne une opportunité de communiquer sur les raisons et les motivations qui ont amené l'éleveur à s'engager dans cette voie. Des motifs qui ne peuvent que séduire un particulier qui dans plus de 60% des cas, décide son achat par amour des animaux.

  • Elle permet d'identifier formellement un chien en cas de vol, là où tatouages et puces peuvent facilement être falsifiés ou enlevés.

  • Elle permet de prouver sa bonne foi en cas d'accusation de fraude et de fausse déclaration de saillie.

  • Elle impose une plus grande rigueur dans la gestion de son élevage, et ne laisse plus de place à la négligence.

  • Elle peut aussi offrir un vaste champ d'investigation pour les chercheurs afin de comprendre les mécanismes qui induisent les maladies génétiques chez l'être humain. Le chien, par l'isolat génétique que constituent les races, offre un exceptionnel terrain de recherche grandeur nature pour le dépistage des maladies génétiques. A ce sujet, le passage consacré au syndrome du Colley gris (Collie-online, les couleurs du Colley, cliquez ici) en est un parfait exemple. Le nom scientifique est la neutropénie canine cyclique (Canine Cyclic Neutropenia), que nous retrouvons chez l'être humain sous le nom d’hématopoïèse cyclique humaine.

Autant de points qui militent pour la création d'une charte éthique et d'une reconnaissance par un label de qualité des éleveurs qui décident d'intégrer l'identification génétique dans leurs règles d'élevage.

 

A visiter:

One voice

Antac-Europe: 100 000 chiots importés, 20 000 morts.

Animaleries: les scandaleux complices des trafiquants de l'Est

Le site de la Fondation de la Ligue Française des Droits de l'Animal

EuroScienceVet (site web, cliquez ici): Investigations et informations sur l’élevage, la santé et l’environnement des animaux de compagnie


 

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