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Les investigations en ophtalmologie vétérinaire
Le
fond d'oeil :
Cet
examen ne nécessite pas d'anesthésie, mais simplement l'instillation d'un collyre pour dilater
la pupille afin de pouvoir observer le fond d'oeil à l'aide d'un ophtalmoscope.

Ce test permet de dépister la persistance de la membrane pupillaire, les cataractes, l'atrophie
progressive de la rétine, .etc.
La tonométrie
:
Cet examen permet de mesurer la pression intra-oculaire. Elle est réalisée le plus souvent
après instillation de gouttes pour anesthésier la cornée et en approchant ensuite
près de l'oil un petit appareil (le tonomètre).

La gonioscopie
:
Elle permet d'examiner l'angle entre
l'iris et la cornée, là où se trouvent les canaux de drainage et permet d'évaluer
l'origine d'un glaucome (augmentation de la tension intraoculaire).

La biomicroscopie
ou examen à la lampe à fente :

Elle va permettre d'examiner la cornée, la chambre antérieure et le cristallin qu'on appelle
segment antérieur en posant sur la cornée préalablement anesthésiée
à l'aide de collyre, un verre appelé gonioscope.
L'électrorétinographie :
Cet examen est indolore mais nécessite l'immobilité du chien, donc une anesthésie
légère.
L'électrorétinographie est utilisée à la recherche de diverses atteintes toxiques
ou dégénératives de la rétine.
Il consiste à enregistrer les courants électriques produits par les cellules sensorielles
de la rétine, grâce à des électrodes placées sur la cornée et
le rebord orbitaire ou sur les paupières du chien.
Les électrodes sont reliées à un appareil qui transcrit les réponses de la
rétine sous forme de courbes
Ces courants sont produits par excitation lumineuse de différentes couleurs.
L' examen permet d'obtenir une courbe: l'électrorétinogramme (voir ci-dessous)
L'interprétation de cet examen est basée sur l'aspect des courbes. Plus le pic est important,
meilleure est la réponse. Cependant, les résultats ne sont pas toujours constants et un
ERG moyen pourra se révéler correct quelques semaines plus tard. Il est donc important de
renouveler l'examen chez les reproducteurs si le premier ERG est douteux.
Le dépistage à l'aide de l'ERG n'est qu'un pis aller pour limiter les risques, mais c'est
la solution la plus rationnelle tant que les tests sanguins génétiques ne sont pas pratiqués
de façon plus courante. Le test sanguin permet d'identifier le gène mais il reste très
coûteux et de fiabilité médiocre.
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L'ERG permet d'analyser la réponse rétinienne à un stimulus. Ici nous remarquons
que l'amplitude des réponses enregistrées au niveau de l'oeil droit est fortement
diminuée ce qui permet de diagnostiquer une mauvaise vision.
L'oeil gauche quant à lui, répond moyennement aux stimulis par flash bleu et correctement
aux stimulis par flash blanc.
Le flash bleu correspond aux stimulations de niveaux scotopiques. Ils stimulent les cônes
qui permettent la vision diurne et celle des couleurs.
Le flash blanc correspond aux stimulations de niveaux photopiques (lumière blanche achromatique).
Ce sont les bâtonnets qui sont stimulés. La courbe montre une bonne amplitude ce
qui permet de dire que le chien a une bonne vision nocturne à l'oeil gauche.
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L'angiographie
Examen photographique, l'angiographie de la rétine consiste à prendre des clichés
à des intervalles de temps rapprochés pour étudier la circulation des artères
et des veines du fond de l'oil.
Après dilatation pupillaire prolongée, et injection intraveineuse de FLUORESCEINE, sans
contact avec l'oil, le dispositif éclaire avec un flash à plusieurs reprises et permet de
recueillir immédiatement des clichés sur un film photographique en noir et blanc pour un
meilleur contraste.
Le test génétique en laboratoire
Ces tests génétiques sont l'avenir des dépistages mais restent encore très
coûteux. Ils sont fiables à 100%
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