Collie online - Le Colley - Dossier Alimentation - Mise à jour: 11/12/2011 - 10:21
 

"Ton alimentation sera ta meilleure médecine" (Hippocrate)

 

Les additifs.

La composition des aliments pour animal de compagnie doit figurer sur les emballages et boites afin d'informer les propriétaires sur le produit qu'ils achètent et d'éviter des confusions quant à la nature des produits et des ingrédients qui les composent. Un certain nombre d'obligations sont imposées aux industriels du petfood. Nous verrons que des astuces vont leur permettre de jouer avec ces obligations.
La première obligation qui leur est imposée est d'énumérer les ingrédients entrant dans la composition de l'aliment en les classant par ordre décroissant de poids. C'est la meilleure, voire la seule façon d'évaluer la qualité de la nourriture de notre animal.
Outre la déclaration relative aux ingrédients, doivent également figurer sur les étiqutages: L'analyse moyenne (protéine brute, matières grasses brutes, cendres brutes, cellulose brute, humidité), les additifs ajoutés, les colorants, les anti-oxydants et les conservateurs.
Les vitamines doivent aussi être mentionnées, tout comme la date limite d’utilisation optimale du produit.

Comment analyser la liste des ingrédients:

  • Les ingrédients doivent être énumérés par ordre de poids décroissant avant la cuisson.
    Le premier ingrédient dans la liste est le plus important.
  • Le premier ingrédient listé dans la composition devrait être une source de protéines animales.
  • Habituellement, les 5-6 premiers ingrédients constituent 80% ou plus d'une nourriture sèche.
  • Au delà de ces éléments principaux, nous trouverons généralement des vitamines, minéraux ou autres nutriments. Les autres ingrédients possibles peuvent inclure des colorants artificiels, saveurs artificelles et/ou agents de conservation.

Faites attention aux astuces:

  • Une viande mentionnée par son nom, par exemple 'poulet', la présente sous sa forme humide et possède à peu près 70% d'humidité, tandis qu'une farine de viande en contient 10%. Par conséquent, l'attention doit être portée sur ce point lors de l'analyse de la composition. Un ingrédient listé aux premiers rangs sous sa forme humide pourrait se retrouver moins bien placé exprimé sous sa matière sèche.

  • Le splitting: L'énumération séparée de différentes formes du même ingrédient, en général une céréale, sous-entend une mauvaise présentation volontaire de la composition. Cette astuce trompe l'appréciation du consommateur en lui faisant croire que cet ingrédient, par sa position éloignée du début de la liste des ingrédients, est peu présent. Alors que cette céréale représente en réalité une part importante de la composition du produit. Ce qui permet de faire rétrograder une céréale et d'éviter qu'elle ne soit en 1ère position dans la liste des ingrédients.
    Exemple, sur la liste des ingrédients de la marque xxxx Agneau et Riz, il est inscrit : farine d'agneau, riz de brasserie, farine de riz, gluten de riz. De prime abord, vous pourriez penser que l'agneau est l'ingrédient le plus important dans cette nourriture, mais il est tout à fait possible qu'il y ait beaucoup plus de riz que d''agneau si on additionne le riz de brasserie avec la farine de riz et le gluten de riz.

  • A l'inverse, regrouper les ingrédients d’origine animale sous des termes génériques (protéines de volailles, graisses animales etc.) les fera apparaître en début de liste et donnera ainsi l’impression à l’acheteur que ces aliments contiennent plus de produits animaux que de produits céréaliers.

À privilégier et à éviter:

  • Privilégier: La viande ou la farine de viande, comme le poulet, le poisson ou l'agneau, est une source de protéines de haute qualité et hautement digestible. Cette source de viande doit être identifiée. "farine de viande" ne donne aucune indication sur l'origine de la viande. A proscrire.
  • Privilégier: Les grains entiers, comme le riz brun, l'orge et l'avoine fournissent des glucides complexes pour maintenir un bon niveau d'énergie chez votre chien ou chat. A ces céréales potentiellement porteuses de mycotoxines, nous préférerons la patate douce ou la pomme de terre.
  • Privilégier: Les fruits et les légumes fournissent des phytonutriments, des antioxydants et des enzymes, ainsi que des vitamines, des minéraux et des fibres pour soutenir la santé et de bien-être.
  • Privilégier: Les agents de conservation naturels, tels que la vitamine E ou le tocophérol.
  • Eviter, et même fuir le maïs, le blé et le soja qui sont vecteurs de mycotoxines, peuvent provoquer des réactions allergiques, et ne sont pas aussi faciles à digérer.
  • À éviter lorsque la plupart des premiers ingrédients de la liste sont des produits céréaliers.
  • Eviter les sous-produits de viandes.
  • Eviter une source de protéine qui n'est pas spécifiée. Une source de gras qui n'est pas spécifiée. Une source de grain qui n'est pas spécifiée.
  • À éviter: les colorants artificiels et les agents de conservation artificiels, comme le BHA, BHT, et l'éthoxyquine. Ils ne fournissent pas de valeur nutritive et, surtout, ils ont été associés à de possibles effets secondaires toxiques, tels que le cancer et des problèmes de santé à certains organes.

Les hydrolysats (origine animal ou végétal):

  • On peut les trouver sous diverses appellations « protéines animales hydrolysées, hydrolysat de protéines, hydrolysats de volailles, hydrolysat de protéines animales… ». L’hydrolyse est une réaction chimique qui "décompose" les molécules des protéines dans l’eau en présence d’une solution d’acide sulfurique, chauffée à très haute température. On obtient ainsi des acides aminés (qui composent naturellement les protéines). Les matières animales premières utilisées dans ce processus sont des poils, du cartilage, des pattes d'animaux, des plumes, ou encore des becs de volailles mélangés à cette solution dans de grandes cuves. La soie de porc en provenance des abattoirs est la source de protéine animale la plus employée.

Les farines:

  • Le terme farine désigne une poudre issue du broyage de matières animales ou végétales. De la qualité de ces matières premières dépend la qualité de la farine. Pour ce qui est des farines animales, les farines dites « de viande » sont évidemment préférables aux autres. Les appellations imprécises, tel que « farine de volaille » ou « farine de poisson », cachent l’usage de sous-produits.
    Compte tenu du caractère « péjoratif » attaché au terme « farine de viandes », l’industrie des aliments pour carnivores domestiques préfèrent parler de protéines déshydratées, de viandes déshydratées et précuites…donc ces termes sont à lire avec prudence et sans naïveté : nous n’avons pas forcément à faire à de beaux morceaux de viande (muscles) ensuite déshydratés!

Une grande majorité des fabricants d’aliments industriels pour animaux domestiques utilisent la valorisation des sous produits d’animaux pour intégrer des protéines dans les aliments. Le consommateur doit savoir que les aliments secs du marché sont, dans leur majorité, un débouché pour les restes et déchets de la filière agro-alimentaire produisant les aliments pour la consommation humaine.

Origine des viandes utilisées pour la fabrication des croquettes:
Les croquettes ne sont pas fabriquées avec des matières issues d’animaux morts d’accident ou de maladie, ou venant du recyclage de l’équarrissage.
En Europe, la législation communautaire, notamment le règlement CE 1774/2002 définit 3 catégories de sous-produits animaux non destinés à la consommation humaine et précise leurs devenirs possibles. La catégorie 3 concerne plus particulièrement les sous-produits animaux destinés à l'alimentation des animaux familiers.

Qu'entend-on par sous-produits animaux :
Ce sont les cadavres entiers ou parties d'animaux ou produits d'origine animale visés aux articles 4, 5 et 6 du règlement CE 1774/2002, non destinés à la consommation humaine, y compris les ovules, les embryons et le sperme.
Entrent dans cette catégorie:

  • a) les parties d'animaux abattus qui sont propres à la consommation humaine en vertu de la législation communautaire, mais ne sont pas destinées à la consommation humaine pour des raisons commerciales;

  • b) les parties d'animaux abattus qui ont été déclarées impropres à la consommation humaine, mais sont exemptes de tout signe de maladie transmissible aux êtres humains ou aux animaux et sont issues de carcasses propres à la consommation humaine en vertu de la législation communautaire;

  • c) les peaux, les sabots et les cornes, les soies de porcs et les plumes issus d'animaux mis à mort à l'abattoir après avoir été déclarés, à la suite d'une inspection ante mortem, propres à être abattus à des fins de consommation humaine conformément à la législation communautaire;

  • d) le sang issu d'animaux autres que des ruminants mis à mort à l'abattoir après avoir été déclarés, à la suite d'une inspection ante mortem, propres à être abattus à des fins de consommation humaine conformément à la législation communautaire;

  • e) les sous-produits animaux dérivés de la fabrication des produits destinés à la consommation humaine, y compris les os dégraissés et les cretons;

  • les sous-produits frais de poissons qui proviennent d'usines fabriquant des produits à base de poisson destinés à la consommation humaine;

  • j) les coquilles, sous-produits d'écloserie et sous-produits dérivés d'œufs fêlés issus d'animaux n'ayant présenté aucun signe clinique de maladie transmissible aux êtres humains ou aux animaux par le biais de ces produits;

  • k) le sang, les peaux, les sabots, les plumes, la laine, les cornes, les poils et les fourrures issus d'animaux n'ayant présenté aucun signe clinique de maladie transmissible aux êtres humains ou aux animaux par le biais de ces produits,

Nous sommes loin du discours de la FACCO (Chambre Syndicale des Fabricants d'Aliments Préparés pour Chiens, Chats, Oiseaux et autres animaux familiers) qui voudrait nous faire croire que les sous-produits animaux seraient composés de viandes non consommées par l'être humain en raison de ses modes de consommation et de ses coutumes alimentaires qui évoluent. L’alimentation humaine consomme par exemple de moins en moins d’abats (foie, rognon, estomac). Ces matières seraient disponibles et utilisées dans les formules des aliments secs pour animaux de compagnie. Tout comme le poisson, dont nous ne consommons plus que les filets. Les sous-produits de filetage, de la filière congélation, des conserveries de poissons, sont donc également disponibles. La réalité est quelque-peu différente puisque ce ne sont pas des produits non consommés par l'être humain, mais des produits impropres à la consommation humaine (peaux, sabots, cornes, plumes, etc) qui servent de matière première à la production des sous-produits animaux, notamment les PAT (voir ci-dessous)..
60 M de consommateurs, dans un article intitulé "Les croquettes sous haute surveillance" (n°426 d'avril 2008) écrivait à ce sujet: "Chaque année, 700 000 tonnes de chairs animales et de céréales impropres à l'utilisation humaine sont récupérées par Unisabi (Mars), Gloria (Nestlé), Quaker et Royal Canin pour fabriquer de la nourriture pour animaux".

 

Les débouchés des sous-produits animaux: Les Protéines Animales Transformées (PAT)
En 2009, la répartition des débouchés des protéines de catégorie 3 confirme la prédominance du petfood avec plus de 73% des ventes, soit une augmentation de près de 16% par rapport à 2008. [1]
La France conforte aussi sa position de premier fournisseur des fabricants d’aliments pour animaux de compagnie en Union Européenne grâce principalement au développement des ventes de PAT multi espèces dans ce secteur d’activité au détriment du secteur des fertilisants.
Les débouchés en fertilisants sont ainsi passés de 24 à 17%.
Nota: Vous remarquerez qu'un même produit peut à la fois servir d'aliment pour animal de compagnie, chien ou chat, et d'engrais.

 

Destination des protéines animales transformées. Evolution de 2001 à 2009:
Petfood:
2001 = 103 202 tonnes
2009 = 314 542 tonnes
Destination des Corps gras animaux
2001 = 28 769
2009 = 54 011
En 8 ans, les industriels ont triplé l'utilisation des PAT dans les aliments secs.

La filière des sous-produits animaux:

Le poisson:
Les ateliers de filetage et de conserverie procèdent à la séparation des filets de poisson directement consommables par l'homme, soi 55% en volume du poisson.
Les 45% restants sont les sous-produits de poisson: viscères, arêtes, têtes, queues qui vont être transformés en farine (alimentation animaux de compagnie) et en huile de poisson (oléochimie et alimentation animale)

Les volailles:
L'abattoir de volailles procède à l'abattage et à la découpe de la viande destinée à la consommation humaine. 68% du poids d'une volaille sont destinés directement à la consommation humaine.
Les 32% restants sont constitués de sous-produits valorisables: carcasses, viscères, plumes, sang, têtes, cous et pattes.
Les sous-produits de volailles sont transformés en Protéines Animales Transformées (PAT) de volailles, de plumes et de sang, et en graisse.
Les PAT de volaille, de sang de volaille et les farines de plumes vont vers l'alimentation pour animaux de compagnie... et en tant que fertilisants.
Les graisses de volaille vont vers l'alimentation pour animaux de compagnie (et humaine)

Le porc:
62% du poids d'un porc sont destinés à la consommation humaine.
Les 38% restants sont constitués de sous-produits: os, gras, viscères, soies, couenne et sang
Les sous-produits sont transformés en PAT et en graisse de porc.
Les PAT de porc vont vers l'alimentation pour animaux de compagnie... et en tant que fertilisants.
Les graisses de porc vont vers l'alimentation pour animaux de compagnie
les saindoux, graisses de porc alimentaires sont utilisés en biscuiterie et en charcuterie.

Les ruminants:
53% du poids des ruminants (bovins, ovins, caprins) sont destinés à la consommation humaine
Les 47% restants sont constitués de sous-produits: os, gras, peau, viscères, sang
Yeux, moelle épinière, etc sont séparés et seront détruits (ESB)
Les sous-produits de ruminants sont transformés en PAT et en graisses animales.
Les graisses iront vers la fabrication des détergents, lubrifiants ou produits d'hygiène
les PAT de ruminants sont incinérées en cimenteries

Les sous-produits de porcs, de volailles et de ruminants (depuis le 2 août 2006),sont concernés.
Ils font l’objet d’un traitement en substrats protéiques et graisses puis d’une intégration dans les aliments secs pour chiens et chats.
Transformation : après ajout d’antioxydant pour stabiliser les matières premières, les sous-produits sont broyés, cuits, déshydratés, et pressés.

La partie protéique est broyée en Protéines Animales Transformées (PAT) de Volaille ou de Porc ou de Ruminants, utilisées en alimentation pour animaux de compagnie (petfood). Elles rentrent dans la formulation des aliments secs chiens et chats pour la qualité de leurs protéines et pour l’excellente appétence du produit, élément essentiel pour les chiens et chats et pour l’appellation « volailles », « porcs » ou « boeuf »
La Graisse est décantée, puis centrifugée ou filtrée, et utilisée en alimentation pour animaux de compagnie (petfood) pour sa valeur énergétique et son apport en acides gras essentiels.
Les graisses de fonte de porc et de volaille proviennent de la fonte des gras de porc et de volaille dans des fondoirs dédiés. La fraction protéique issue de ces fondoirs –les cretons- est aussi utilisée en pet-food compte tenu de leur forte concentration en protéines.

Le terme sous-produits désigne les résidus des produits destinés à la consommation humaine; à savoir pour les céréales : les enveloppes, les brisures, les grains abîmés, moisis, pollués chimiquement etc. et pour les matières animales : les becs, plumes, cornes, sabots, fourrure, nageoires etc. Ces produits secondaires contiennent des protéines de piètre qualité et sont faiblement nutritifs. La viande et les céréales entières leur sont toujours préférables. Le terme hydrolysats désigne des matières animales décomposées par l’action de l’eau. Ils forment une pâte incorporée par la suite au reste de la préparation pour cuisson. Les hydrolysats incorporés aux aliments pour animaux de compagnie sont fabriqués à partir de sous-produits. Le terme farine désigne une poudre issue du broyage de matières animales ou végétales. De la qualité de ces matières premières dépend la qualité de la farine. Pour ce qui est des farines animales, les farines dites « de viande » sont évidemment préférables aux autres. Les appellations imprécises, tel que « farine de volaille » ou « farine de poisson », cachent l’usage de sous-produits.


 

Additifs et conservateurs:

Beaucoup de produits chimiques sont ajoutés aux aliments pour animaux de compagnie afin d'améliorer le goût, la stabilité, les caractéristiques ou l'aspect de la nourriture. Les additifs ne fournissent aucune valeur nutritive. Les additifs incluent des émulsifiants pour empêcher l'eau et la graisse de se séparer, des antioxydants pour empêcher la graisse de rancir, des colorants et des arômes artificiels pour rendre le produit plus attrayant aux yeux des consommateurs et plus agréable au goût à leurs animaux de compagnie.

Les conservateurs synthétiques incluent l'hydroxyanisole butylé (BHA) et l'hydroxytoluène butylé (BHT), le propylène glycol (également utilisé comme antigel pour voitures) et l'éthoxyquine.

La législation communautaire sur les additifs alimentaires est basée sur le principe de la liste positive : seuls les additifs qui sont explicitement autorisés peuvent être utilisés et sont régis par la directive européeenne 95/2/CE relative aux additifs alimentaires autres que les colorants et les édulcorants. Avant leur autorisation, la sécurité des additifs alimentaires est évaluée par un groupe scientifique. Dès qu'un additif est autorisé, il est ajouté à la liste positive et reçoit un numéro précédé de la lettre E. Un nombre E indique que l'utilisation de cet additif est approuvée par l'UE. Il permet également au consommateur d'identifier un additif quelle que soit sa langue maternelle.
L'utilisation des additifs alimentaires doit toujours être étiquetée sur l'emballage des produits alimentaires par leur catégorie (antioxydant, conservateur, colorant, etc.) avec leur nom ou leur numéro E.

Antioxydants
Les antioxydants sont des molécules qui aident à protéger les aliments contre les réactions d'oxydation qui accélèrent le vieillissement. Il peut s'agir d'altérations dues à l'oxygène de l'air, à la lumière, aux traces de métaux ou à certaines enzymes. Les principaux appartiennent au groupe des gallates (E 310-312). Les gallates sont ajoutés principalement aux huiles végétales et à la margarine pour les empêcher de rancir et pour préserver leur goût.

 

Exemples d'antioxydants artificiels les plus couramment utilisés

E 310 Gallate de propyle:
Cette substance de synthèse est un composant important de l'antigel des voitures. Elle est interdite, entre autres, dans l'alimentation pour enfants. Risques d'allergies en général.

E 320-321 BHA (Butyl hydroxyanisole) et BHT (Butyl hydroxytoluène):
Retarde le rancissement. Le BHA est probablement l’antioxydant artificiel le plus utilisé dans l’industrie alimentaire. L'IARC/CIRC le classe parmi les cancérogènes possibles. Il est interdit chez le nourrisson.
Le BHA et le BHT sont aussi des allergènes probables. Ils contiennent des résidus toxiques pour le système digestif, même s’ils sont sujets à une réglementation limitant les quantités maximales dans lesquelles ils peuvent être utilisés.
C’est le groupe d’additifs qui est le plus inquiétant pour la santé, y comprit humaine.

E324 Éthoxyquine:
L ’ethoxyquine est à la fois un pesticide et un antioxydant. Elle a été synthétisée dans les années 50 par la firme américaine Monsanto. Employée pour le traitement des fruits, on la trouve parfois aussi comme conservateur dans certaines épices (pour éviter la perte de couleur due à l'oxydation des pigments caroténoïdes naturels). Des expériences de laboratoire ont montré des effets mutagènes. C'est un cancérigène possible. Elle est irritante pour les yeux, nocive par inhalation, ingestion et par contact cutané. Elévation des enzymes du foie chez les animaux [2]
Elle est surtout très utilisée comme anti-oxydant dans la nourriture pour animaux.
Son fabricant, Monsanto, ne lui a trouvé aucune toxicité. Néanmoins, la FDA's Center for Veterinary Medecine a fait réduire de moitié son taux maximum dans les aliments pour animaux domestiques. La FDA l'a bannit de l'alimentation humaine, car elle est soupçonnée de provoquer le cancer chez l'homme.

Ce qui explique pourquoi nous préférerons les produits qui n'en renferment plus, les fabricants les ayant remplacés par des antioxydants naturels.
Attention:
Si certains fabricants mentionnent clairement le recours à des antioxydants artificiels, par exemple: E320, E321; d'autres mentions sont plus floues: antioxydants approuvés par la CE : BHA-BHT
Certains fabricants restent très évasifs sur ce point et ne portent qu'une mention minimaliste des additifs employés: antioxydants ou additifs CE.!

Antioxydants naturels:
L'évolution du goût des consommateurs pour des produits plus naturels incite les fabricants à utiliser maintenant des conservateurs "naturels" tels que la vitamine C, la vitamine E, de l'huile de romarin, du clou de girofle ou d'autres épices.

Les tocophérols, qui font partie de la famille de la vitamine E, sont un autre exemple d’antioxydants naturels. Ils entrent de plus en plus souvent dans les compositions des aliments secs. Ces antioxydants naturels disposent d'une biodisponibilité plus grande que les formes synthétiques. Ils sont mieux absorbés par l'organisme.

 


Durée de conservation des croquettes.
Cette indication est obligatoire sur les étiquettes des aliments. Cette durée de vie n'est pas déterminée par des textes réglementaires, c'est aux professionnels de la déterminer en fonction du produit commercialisé. Pour cela ils effectuent des tests de vieillissement. Les durées de conservation des aliments découlent de ces tests: 12, 15 ou 18 mois sont les durées le plus souvent affichées sur les sacs de croquettes.

Comprendre l'étiquette : les cendres brutes
Il s'agit d'une garantie de composition chimique et non d'un ingrédient (ou matière première) entrant dans la formule de l'aliment. Les cendres brutes totalisent les éléments dits minéraux qui ne brûlent pas (Calcium, phosphore, magnésium, oligo éléments...)
Un échantillon de l'aliment à analyser (par exemple 100g) est brulé dans un four à la température de 550°C pendant 16 heures. Le résidu d’incinération correpond à la fraction minérale (sels minéraux, oligo éléments) une fois que les composés carbonés également appelés organiques (protéines, lipides, glucides) ont été transformés en vapeur d’eau et gaz (CO2, etc…). Le résultat du dosage des substances minérales des aliments figure sur l’étiquette des aliments sous l'appelation Cendres brutes. Elles sont
indispensables à la condition du squelette et au fonctionnement de l’organisme. Idéalement, le taux de cendres ne devrait pas dépasser 6% de la nourriture sèche. Trop de cendres peut traduire un recours excessif à des sous-produits animaux trop riches en os ou des ingrédients contenant des impuretés.
Une trop grande quantité de cendres brutes peut entraîner à la longue des troubles du foie et les maladies qui les accompagnent comme la formation de concrétions urinaires et de calculs.

Nota au sujet du phosphore et du magnésium:
Une faible teneur en magnésium contribue à maintenir le bon état de l'appareil urinaire. Les cristaux le plus souvent retrouvés dans le système rénal du chien sont les calculs de struvite et d'oxalate. Ces calculs sont généralement provoqués par une urine saturée en magnésium, ammonium et phosphore combinée à un pH urinaire alcalin. Une alimentation pauvre en magnésium, en phosphore (magnesium <0,1% et phosphore 1% max) et ayant un pH neutre à légèrement acide (>5) contribuera à maintenir l'intégrité de la fonction rénale en empêchant la formation et l'agrégation des cristaux.

La vitamine k3:
Les effets secondaires considérables ont déjà été mentionnés dans le Journal Officiel de 1989. Dans la médecine humaine, on est arrivé à la conclusion, suite aux effets secondaires de la vitamine K3, que l’utilisation de cette vitamine sous sa forme actuelle n’est pas acceptable, puisqu’elle peut conduire jusqu’à la mort dans certains cas.

Les industriels du petfood ajoutent souvent la vitamine k3 dans les croquettes. Nous la retrouvons alors sous différentes appelations:
- Bisulfite de sodium de ménadione
- Complexe de bisulfite de sodium et de ménadione (source d’activité de la vitamine K).

La vitamine K3 utilisée dans sa version synthétique: le bisulfite de sodium de ménadione:
Il s'agit d'une substance de synthèse interdite aux USA et en Allemagne (peut-être dans d'autres pays) pour la consommation humaine (problèmes rénaux notamment). L'exposition prolongée à cette substance produit des dommages irréversibles aux organes internes.
Les symptômes d'un excès de vitamine k3 sont:
Thrombose, vomissement, tachycardie, hypotension artérielle, anémie, hypersudation.

Ce produit est (curieusement) autorisé dans l'alimentation des animaux de compagnies et domestiques. L'apport naturel en vitamine k étant assuré au quotidien sans supplémentation, et compte-tenu des effets secondaires prouvés de la vitamine k3, nous ne pouvons que déconseiller les produits qui en contiennent.

 

La cuisson des aliments industriels pour animaux de compagnie [3]:

Le procédé de cuisson-extrusion employé dans la fabrication des aliments secs implique le recours à des températures très élevées, qui génèrent un phénomène de pyrolyse du produit. Tout d'abord, les matières premières sont mélangées, puis soumises à la vapeur, compressées et chauffées à 250°c (et plus pour les aliments secs) dans une machine appelée extrudeuse. Le mélange est ensuite expulsé par des matrices qui déterminent la forme de la croquette. L'aliment est ensuite séché, puis habituellement pulvérisée avec de la graisse ou d'autres composants pour le rendre plus agréable au goût.
La pyrolyse d'un aliment commence dès 200° C. Il a été scientifiquement établi qu'en s'attaquant à la structure des acides aminés des aliments, elle faisait apparaître des substances hautement cancérigènes connues sous le nom d'amines hétérocycliques (voir à ce sujet une étude de l'AFSSA: Alimentation Nutrition et Cancer - août 2003).
Cette réaction chimique est appelée « réaction de Maillard ».
Camille Maillard, chercheur et professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, publia en 1913 un livre intitulé Genèse des matières protéiques et des matières humiques, dans lequel il expose ses observations quant aux résultats de l'interaction sucres/protéines et la production de néo composés mutagènes (acrylamide, HAP, glycotoxines de type CML etc.).
L'expérimentation animale a dernièrement apporté la preuve formelle que ces molécules néo transformées avaient une influence cancérigène à court terme sur des tumeurs existantes et provoquaient à long terme des cancers digestifs chez les singes, les rats et les souris. Les études réalisées sur l'être humain ont corroboré ces résultats par la mise en évidence de l'association entre une alimentation riche en produits cuits à de hautes températures (tous les modes de cuisson sauf vapeur et cuisson à l'eau) et l'apparition de certains cancers.
Le Docteur Vétérinaire australien Ian Billinghurst, auteur de plusieurs ouvrages sur l'alimentation canine à base de viande crue, estime ainsi que l'alimentation industrielle sèche pourrait être à l'origine de nombreuses manifestations allergiques ou pseudo allergiques chez le chien (eczéma, conjonctivite, chutes de poils etc.).
L'AFSSA confirme que le chauffage des aliments à de hautes températures présente un risque allergénique accru car les transformations chimiques qu'il induit créent des molécules étrangères (néo-antigènes) que le corps risque de rejeter.
Enfin, à propos de l’influence des traitements technologiques, d’une manière générale, on peut reconnaître que la cuisson et le séchage, notamment à hautes températures diminuent la valeur biologique des protéines.

A ces interrogations sur les risques engendrés par les techniques de production des croquettes, les fabricants retorquent que: si le traitement de la viande et des sous-produits animaux peut diminuer leur valeur nutritive, la cuisson augmente la digestibilité des céréales contenues dans ces croquettes.
Une nouvelle fois, les céréales seraient donc sur la sélette. Sans céréales, les industriels n'auraient pas besoin de chauffer à de telles températures les éléments constitutifs des croquettes.
Un aliment cuit à basse température (température inférieure à 100°c) sera préférable aux aliments cuits à haute température.

 

 

Références:

[1] http://www.sifco.fr/rapport-d-activites/rapport/26/rapport.pdf
[2] E324 Ethoxyquine, Quinoline, Quinoléine - MANGEZ SAIN http://mangersain.medicalistes.org/E324.php
[3] Laurence Caro, mars 2006 - L'alimentation naturelle de votre chien - http://www.barf.ch/guide_barf.pdf

 

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